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1ères Assises de la promotion de la santé en Grand Est

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Les premières Assises de la promotion de la santé en Grand Est se sont tenues le 15 décembre 2016 au Centre d’affaires Cescom à Metz. Près de 160 acteurs, politiques et de terrain, œuvrant au service de la santé et du bien-être de la population, se sont réunis à l’initiative des Instances régionales d’éducation pour la santé et de promotion de la santé d’Alsace, Champagne Ardenne et Lorraine. A l’aube de la nouvelle région Grand Est, et à l’occasion des 30 ans de la charte d’Ottawa, texte fondateur de la promotion de la santé, ils ont réfléchi à des recommandations pour construire la promotion de la santé de demain.

La santé, une question qui dépasse le système de soins

« Il faut sortir d’une vision médicale et curative de la santé » insiste le Dr Annick Dieterling, directrice adjointe de la santé publique à l’Agence régionale de la santé Grand Est en introduction de la journée. En effet, la promotion de la santé vise à accroître l’autonomie et le pouvoir des personnes sur les questions de santé en agissant sur les déterminants de leur santé : les comportements individuels et collectifs, et plus largement les conditions de vie et les environnements physiques et sociaux des personnes. La santé de la population concerne alors aussi bien les professionnels du soin, que du social, du médico-social, de l’éducation, des collectivités ou de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire qui étaient présents lors de cette journée.

La promotion de la santé est née en 1986 avec la Charte d’Ottawa. Pouvant être vue comme un concept subversif car donnant du pouvoir aux populations et réinterrogeant les politiques, « elle est aujourd’hui plus que jamais d’actualité » estime le Pr Jean-Pierre Deschamps, professeur de santé publique, « dans notre contexte de crise économique, de politiques d’austérité, de crise de l’emploi, de conflits, de terrorisme ou encore de réchauffement climatique ».

Une responsabilité politique et partagée

L’après-midi, quatre ateliers thématiques ont permis de définir collectivement, à partir de retours d’expériences et des échanges entre les participants, des préconisations concrètes pour développer la promotion de la santé de demain en Grand Est :

  • pour renforcer le pouvoir d’agir des populations sur leur santé,
  • pour développer une politique de promotion de la santé à l’échelle d’un territoire,
  • pour qu’acteurs de champs différents puissent s’articuler dans le parcours de vie d’une personne,
  • pour créer du lien entre promotion de la santé et développement durable.

Les participants repartent de cette journée ravis d’avoir pu découvrir des actions menées sur le territoire Grand Est, et échanger entre acteurs qu’ils soient politiques ou de terrain, mais tous au service du bien-être et de la qualité de vie des populations.

Ces Assises ont été organisées dans le cadre des Pôles de compétences en éducation pour la santé et promotion de la santé d’Alsace et de Lorraine, avec le soutien financier de l’Inpes.

Retour sur les premières assises Grand Est de la Promotion de la Santé

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Jeudi 15 décembre ont eu lieu les premières assises de la promotion de la santé ! Retour en image sur les différents temps qui ont rythmé cette journée !

La journée a démarré de bonne heure pour tous les acteurs alsaciens ! Une quarantaine de professionnels de la région se sont donnés rendez-vous à Strasbourg pour un voyage collectif en bus.

img_20161215_092231Et ce temps a été studieux : chacun avait pour mission de formuler un vœu pour la promotion de la santé de demain afin d’alimenter le mur d’expression en ligne créé pour la journée

mur-en-ligneimg_20161215_102517Une fois arrivés, et après une introduction officielle de la journée, premier temps fort de la journée : nous avons assisté à une intervention du Professeur Jean Pierre Deschamps, un retour aux origines même du concept de promotion de la santé.

Deuxième temps fort de la journée, les fées Ottawa et Ottawapa (alias Christine Ferron et Anne Laurent Beq) nous ont présenté un sketch plein d’humour sur les espoirs et désillusions liés à la charte d’Ottawa qui a fêté ses 30 ans en novembre 2016. Un moment improbable que les participants n’oublieront pas de si tôt.

img_20161215_111545Les représentants des différentes institutions du Grand Est ont ensuite été conviés à une table ronde animée par François Alla et Christine Ferron afin de décrire en quelques mots la place qu’aura la promotion de la santé dans leur politique Grand Est.

img_20161215_111617Le temps du repas fut riche en échanges et en convivialité

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L’après midi, 4 ateliers ont permis aux participants de découvrir des expériences intéressantes en promotion de la santé et de construire ensemble des recommandations pour la promotion de la santé de demain.

img_20161215_140542Enfin, les fées nous ont fait le plaisir de revenir pour une restitution pleine d’humour, Marie Persiani, directrice de l’Ireps Lorraine a clôturé la journée.

img_20161215_162111Enfin, retour avec notre superbe bus, définitivement adopté !

busRetrouvez prochainement les actes de la journée !

Mémoire « améliorer la santé des patients présentant un handicap psychique en s’appuyant sur la relation homme-animal »

« Après bien des questions et des incertitudes, le projet de réhabilitation psychosociale centré sur la relation homme-animal prend doucement tournure. L’approche méthodologique de la formation-action m’y a bien aidée. Bien que la dynamique de l’hôpital soit à ce jour complètement centrée sur la réorganisation du site de Brumath et de Cronenbourg, l’analyse de la situation et notamment celle de la demande est porteuse d’espoir, tant elle est positive. Les différentes interventions faites auprès des secteurs ont enjoint les personnels, antérieurement réticents, ou simplement occupés ailleurs, à approcher la question de la médiation et plus généralement l’intérêt et l’impact de la relation entre les patients et les animaux. Des questionnaires centrés sur l’activité de médiation par l’animal, également réalisés lors de l’analyse de la situation pour la réhabilitation, montrent l’impact positif des séances avec des résultats très significatifs (annexe 5 et 6). Les groupes installés poursuivent leur démarche, les nouvelles demandes se multiplient et les résultats restent positifs …. Le bouche à oreille fait le reste, comme partout.

Le service de réhabilitation du T2, à la recherche de solutions depuis bien longtemps, a souhaité débuter une activité de réhabilitation  » empirique  » autour du soin et de l’hygiène des animaux. Seuls deux petits groupes de trois patients volontaires y sont inscrits compte tenu de la configuration actuelle de l’association, mais déjà des résultats intéressants en émergent. Pour la plupart, les bénéficiaires découvrent les activités proposées comme les animaux et questionnent avec intérêt. Tous sont concentrés le temps de l’activité, demandeurs et efficaces dans leur  » travail « . Accompagnés par une soignante jusqu’au site initialement, il est prévu qu’ils viennent prochainement par leur propres moyens, à pied ou en train, pour un rendez-vous à une heure fixée. La soignante présente a constaté qu’une collaboration s’est rapidement mise en place entre les patients: les plus hardis proposant leur aide aux personnes en difficulté. Elle a découvert à certains des capacités bien cachées, qu’en aucun cas elle n’aurait pu imaginer ; remarquer une douceur envers les animaux par peur de leur faire mal, et beaucoup de plaisir à s’en occuper, les caresser. Enfin, d’après elle, tous les bénéficiaires retirent beaucoup de fierté à réaliser le même travail que nos soignants bénévoles. Bien évidemment, cette expérience n’a rien de représentatif statistiquement. Elle a juste pour intérêt d’ouvrir à un  » possible « .

Ces différentes expériences m’ont convaincue mois après mois de l’intérêt du lien entre l’homme et l’animal, qu’il me semble important de développer un peu maintenant puisqu’il est au cœur du projet. »

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Les rencontres de Santé Publique France des 7 et 8 juin

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Plus de 800 personnes ont participé aux rencontres de Santé Publique France.

Retrouvez les vidéos de l’ouverture et de la plénière, ainsi que les présentations des intervenants sur le site www.rencontressantepubliquefrance.fr

Rendez-vous les 30 et 31 mai 2017 au Centre universitaire des Saints-Pères pour les prochaines rencontres.

Ressources « Discriminations dans le champ de la santé »

Migrations Santé Alsace et l’Observatoire régional de l’intégration et de la ville ont le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de différentes ressources issues de nos travaux consacrés à la prévention des discriminations dans le champ de la santé :

  • Une note de synthèse «  Discriminations dans le champ de la santé : les repérer et les prévenir tout au long du parcours de soins », fruit des échanges d’un groupe de travail de professionnel-le-s du champ sanitaire animé par nos deux structures :

Discriminations dans le champ de la santé Les repérer et les prévenir tout au long du parcours de soins – Note de synthèse – mai 2016

  • Les actes de deux temps de réflexions consacrés aux impacts des discriminations sur les pratiques professionnelles :

Les discriminations dans le champ de la santé. Contours, enjeux, impacts sur les pratiques professionnelles – 23 octobre 2013 – Strasbourg – Synthèse de l’après-midi de réflexion

Discriminations dans le champ de la santé : quelles réalités ? Quels impacts sur les pratiques professionnelles ? – 11 juin 2015 – Mulhouse – Synthèse de l’après-midi de réflexion et d’échanges

Nous vous invitons à les retrouver sur les sites internet :

http://www.migrationssante.org/rubrique.php?id=2&page=28

http://www.oriv.org/thematique_secondaire/sante/

Actes de la 10ème rencontre régionale des acteurs en éducation et promotion de la santé d’Alsace

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La journée régionale a rassemblé 91 acteurs issus du champ de l’éducation pour la santé et du champ de l’éducation populaire, intervenants compris. 57 questionnaires d’évaluation ont été recensés à l’issue de la journée.

Télécharger les actes de la journée

Mémoire « Former les étudiants infirmiers à la promotion de la santé »

Infirmière et formatrice en IFSI – en charge de la coordination de la compétence 5 des étudiants infirmier(e)s intitulée « Initier et mettre en oeuvre des soins éducatifs et préventifs » – Valérie Tsoukas s’est questionnée sur la place créée par la promotion de la santé pour le développement d’une spécificité infirmière dans ce domaine. En effet, ce concept de promotion de la santé, tel qu’il est décrit dans la charte d’Ottawa, permet aux infirmiers-ères, si ils ou elles investissent ce champ, d’exercer leur métier en cohérence avec une vision holiste et humaniste du soin infirmier tout en s’inscrivant dans une mission de promotion de la santé rendue pertinente par le contexte actuel marqué par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et les difficultés économiques.

Ces réflexions l’ont amenée à questionner la formation initiale des étudiants infirmiers en promotion de la santé et son impact sur la façon dont ils investiront en tant que professionnels le champ de la promotion de la santé.

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Inégalités de santé : influence du groupe social sur la dégradation de la santé perçue

Extrait de la revue « Études et résultats » n° 898, décembre 2014

Les inégalités de santé sont marquées en France selon le groupe social. En 2006, dans la population de 30 à 49 ans, travaillant en 2006 et en 2010, les cadres et les professions intermédiaires étaient respectivement 90 % et 87 % à se considérer en bonne ou en très bonne santé, contre 81 % des employés et 79 % des ouvriers.

Partant d’un haut niveau de santé perçue, les cadres sont moins susceptibles de voir leur santé s’améliorer entre 2006 et 2010. De fait, 6 % d’entre eux déclarent une telle amélioration durant cette période, contre 8 % des ouvriers. Cependant, l’évolution de la santé des cadres est globalement plus favorable que celle des ouvriers, puisqu’ils sont moins nombreux à déclarer une détérioration de leur santé entre 2006 et 2010 (8 % contre 15 %).

À état de santé général et caractéristiques individuelles comparables en 2006, les cadres et les professions intermédiaires ont moins de chances que les ouvriers de connaître une dégradation de leur santé perçue quatre ans plus tard.

Télécharger l’étude complète en pdf

Référence : Thomas Barnay et Nicolas de Riccardis, 2014, « Inégalités de santé : influence du groupe social sur la dégradation de la santé perçue », Études et Résultats, n°898, Drees, Décembre.

Rapport sur la Protection Maternelle et Infantile

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vient de publier au Journal Officiel de la République Française (Octobre 2014) un Avis sur la Protection Maternelle et Infantile.

La section des affaires sociales et de la santé a désigné Mme Christiane Basset comme rapporteure de cet avis, qui propose un état des lieux sur la santé de la mère et l’enfant en France et en Europe et la place de la PMI dans le cadre d’une approche globale de la santé de cette population.

Le CESE propose également des préconisations sur le thème « Comment permettre à la PMI de mieux remplir ses missions ? ». La PMI est un acteur important du suivi des femmes enceintes et des enfants de moins de six ans. Structure décentralisée, elle propose un mode de prise en charge de proximité, pluridisciplinaire et axé sur la prévention. Le rapport préconise de clarifier ses missions et sa gouvernance, de favoriser l’attractivité de ses métiers, de lui donner les moyens de jouer son rôle dans la coordination des parcours des parents et des enfants de moins de six ans.

Télécharger le rapport sur la Protection Maternelle et Infantile

Etude sur les inégalités de participation aux campagnes de dépistage des cancers dans les quartiers de Strasbourg et Mulhouse

Étude réalisée par l’ORS Alsace
à l’initiative et grâce au soutien financier de Sanofi

(appel à projets « Maladies chroniques et territoires »)

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 Télécharger le rapport

Cette étude, initiée et financée par Sanofi dans le cadre d’un projet national portant sur les maladies chroniques et territoires, a été réalisée par l’Observatoire régional de la santé d’Alsace. Elle vise à analyser les inégalités d’accès et de recours aux dépistages organisés des cancers du sein, du col de l’utérus et du colorectum entre quartiers des villes de Strasbourg et de Mulhouse.

L’étude montre que ces inégalités entre quartiers sont particulièrement marquées et qu’il existe une forte relation entre caractéristiques sociales des quartiers et participation aux campagnes de dépistage. Pour autant, cette corrélation n’a rien de systématique et certains quartiers dont les indicateurs sociaux et économiques sont défavorables présentent des taux de participation aux campagnes de dépistage élevées.

Par ailleurs, si l’on sait depuis plusieurs années que les taux de participation sont faibles dans les deux grandes villes de la région, l’étude montre que ce phénomène ne se limite pas à quelques quartiers : les taux de participation aux campagnes de dépistage pour le col de l’utérus et le colorectum de presque tous les quartiers de ces deux communes sont inférieurs aux moyennes départementales et régionales.

Ces différents résultats posent la question des freins et facteurs d’adhésion au dispositif de dépistage organisé. Les éléments pouvant influer sur la décision des personnes à s’inscrire dans le dispositif peuvent être classés suivant qu’ils relèvent de l’organisation du dispositif de dépistage, des professionnels de santé ou de l’individu et son environnement de vie. S’il est difficile d’agir directement sur certains facteurs défavorables à la participation (niveau social par exemple), la compréhension d’autres freins, tels que les représentations de la maladie ou du dépistage, permet de mieux adapter les messages de sensibilisation et ainsi d’améliorer potentiellement la participation.

 Télécharger la présentation du rapport « taux de participation aux campagnes de dépistage »