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Quand des jeunes en quête d’autonomie deviennent copilotes d’un atelier de recherche

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Entretien avec Sihem Arezki, Céline Schreiner du dispositif Cesa (Croire En Son Avenir) du Pôle Insertion Départemental de l’association Appuis et Samia Mahalaine, Coordinatrice jeunesse à Appuis

Pouvez-vous nous présenter rapidement votre structure ou votre service ?

Samia Mahalaine, coordinatrice jeunesse à Appuis :
Appuis est une association sociale qui mène diverses activités axées autour de six pôles sur le territoire du Haut Rhin. Le pôle insertion rassemble plusieurs activités destinées à permettre à des personnes isolées ou en couple, à des familles, d’être protégées et de retrouver leur autonomie suite à des difficultés. Ces actions sont principalement basées sur l’hébergement et l’accompagnement social adapté dans des Centres d’Hébergement et Réinsertion Sociale (CHRS).

Le dispositif Cesa est un dispositif développé par le pôle Insertion d’Appuis. Ce dispositif s’adresse à des jeunes majeurs. Sept places d’hébergement sont spécifiquement dédiées à ce dispositif. Les jeunes accueillis sont principalement issus de l’aide sociale à l’enfance (foyers, famille d’accueil, rupture familiale). Deux places sont financées dans le cadre du Service Intégré d’Accueil et d’Orientation. Ces jeunes ont besoin d’un accompagnement spécifique pour acquérir l’indépendance. L’accompagnement proposé par Appuis dans ce cadre est un accompagnement individuel de proximité, renforcé.

Sihem Arezki :
Cesa est un acronyme qui veut dire Croire En Son Avenir. Ce sont les jeunes qui ont baptisé le dispositif. Au départ, il s’appelait « groupe jeunes » mais ce nom n’était pas très qualificatif. Donc nous avons trouvé Cesa. Nous avons réfléchi à ce nom lorsque l’on a réalisé le livret d’accueil destiné aux jeunes qui intègrent le dispositif. Cesa s’adresse à des jeunes majeurs de 18 à 25 ans pour préparer à l’autonomie. Au départ, il y avait des temps collectifs et individuels comme par exemple le temps p’tit dèj’, le temps ménage. Maintenant, on se réunit autour de projets comme notre web-reportage santé qui nous amènera prochainement à croiser nos regards avec ceux de jeunes québecois lors d’un voyage au Québec dans le cadre de l’initiative Reg’art santé jeunes organisée par la Ville de Mulhouse.

Quels sont l’origine (contexte, histoire…) et l’objectif principal de votre projet ?

Sihem Arezki :
Le projet Atelier de recherche sur l’accompagnement des jeunes vers l’autonomie s’est fait dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut Supérieur Social de Mulhouse (ISSM). Appuis se demandait comment travailler la question de l’autonomie avec les jeunes du groupe Cesa, mais ils avaient peu de temps à consacrer à cette réflexion. Et donc ils ont demandé aux étudiants de l’ISSM de s’intéresser pour eux à ce sujet. Puis ils ont pensé à impliquer les jeunes de Cesa.

Samia Mahalaine :
Il y avait effectivement déjà une réflexion au sein de la structure autour de la question de l’autonomie. Cette réflexion s’inscrit dans l’évolution du projet associatif d’Appuis. L’association s’oriente de plus en plus vers une stratégie où le projet de la personne est au centre du dispositif. Lors d’une réunion avec les jeunes sur le vivre ensemble, le sujet central de la discussion s’est trouvé être l’autonomie. Appuis a alors proposé aux jeunes de participer, en tant que co-pilote, à l’atelier de recherche qui allait avoir lieu en partenariat avec l’ISSM. Cet atelier avait pour question : Comment accompagner les jeunes vers l’autonomie ? Six jeunes du dispositif Césa qui ont été invités à participer, trois jeunes se sont approprié la démarche et ont été mis en responsabilité,dont Sihem Arezki et Céline Schreiner qui ont été au bout du projet.

A quel problème de santé votre projet répond-il ? Sur quels déterminants de ce problème de santé votre projet va-t-il agir ?

Sihem Arezki :
Je pense que Appuis voulait avoir un autre regard sur les jeunes et sur l’autonomie, un regard extérieur pour travailler mieux et différemment.

Samia Mahalaine :
Les jeunes sont au centre de la réflexion, en choisissant de les positionner en copilotes il s’agissait donc pour eux de ne pas être seulement objets de recherche mais acteurs de cette recherche.  Cet atelier de recherche s’inscrit dans une réflexion globale quant à l’accompagnement mené auprès des jeunes. Jusqu’à présent, Appuis accompagnait les jeunes en individuel et en collectif. Mais est apparue la volonté d’aller plus loin dans l’accompagnement, de développer les compétences des jeunes, de favoriser chez eux une prise de conscience de leur situation, de leur environnement, de leurs ressources et de leurs fragilités. Nous souhaitons aussi leur permettre de reprendre du pouvoir dans leur vie, de changer leur situation en s’appuyant sur leurs compétences et ressources pour passer outre les difficultés et fragilités. Nous avons commencé à nous demander si l’accompagnement que nous proposions permettait réellement aux jeunes d’acquérir de l’autonomie et à envisager de changer nos pratiques. Mais avant de nous lancer dans ce grand projet, il nous a semblé nécessaire d’éclaircir cette notion d’autonomie qui peut prendre un sens différent chez les uns et les autres. Nous mettre d’accord sur ce terme a été une première étape dans l’évolution de nos pratiques. Depuis, nous avons réceptionné les travaux des étudiants et nous poursuivons nos temps de réflexion internes, longs mais indispensables à la conceptualisation de nos pratiques.

Décrivez-nous les activités que vous allez mettre / avez mises en place.

Samia Mahalaine :
Cet atelier de recherche réalisé avec les étudiants de l’ISSM consistait à croiser des éléments théoriques autour du concept d’autonomie et les représentations de jeunes adultes accompagnés par des structures sociales.

Les étudiants ont été amenés à interroger les jeunes du dispositif Cesa mais également des jeunes suivis par les services d’Appuis ou d’autres structures ainsi que des professionnels autour des questions d’autonomie, d’accompagnement. L’objectif de la participation de Sihem et Céline était non pas uniquement de répondre aux questions des étudiants mais d’être réellement partie prenante de la mise en œuvre et du déroulement de cet atelier et de mettre en lien les étudiants avec les jeunes d’Appuis.

Sihem Arezki :
Avec l’aide d’une troisième jeune qui a quitté le dispositif entre temps, notre rôle était de faire l’intermédiaire entre les étudiants et les jeunes et professionnels d’Appuis. Nous avons donc participé à toutes les réunions de travail avec les formateurs de l’ISSM et les professionnels d’Appuis pour définir l’organisation du projet. Puis, les étudiants nous ont contactés les uns après les autres. Ils nous donnaient le profil des jeunes qu’ils souhaitaient rencontrer : fille ou garçon, âge… Et nous cherchions à Appuis quelqu’un qui correspondait à ce profil et on organisait le rendez-vous. Il s’agissait non seulement de prévoir la date et l’heure mais aussi le lieu, de trouver une salle qui puisse être mise à disposition, de relancer en amont des rendez-vous et d’accueillir les personnes lors de leur venue. Et quand parfois un jeune ne venait pas au rendez-vous, il s’agissait d’être réactif et de trouver quelqu’un d’autre pour le remplacer. Dans ce projet, nous avons été positionnées comme co-pilotes, avec les responsabilités qui allaient avec.

Samia Mahalaine :
Dans un deuxième temps, les jeunes ont participé à deux gros évènements :

  • un colloque à Bruxelles auquel les jeunes ont participé avec des professionnels d’Appuis. Il s’agissait d’un forum ouvert « Bruxelles contre les inégalités » rassemblant des professionnels de Belgique et de France et pendant lequel de nombreux sujets étaient soumis au débat.
  • un colloque sur l’autonomie des jeunes organisé par Appuis et l’ISSM en novembre. Ce colloque était la concrétisation du partenariat avec l’ISSM puisque les étudiants y ont présenté les résultats de leurs recherches. Cette journée avait pour objectif de faire profiter de ces résultats àun grand nombre d’acteurs de la jeunesse et que ça ne reste pas uniquement une réflexion propre à Appuis. Il s’agissait de proposer un temps de réflexion ouvert aux professionnels, aux étudiants et aux bénéficiaires de l’aide sociale, au final une centaine de personnes y ont participé. Parce qu’il est bien moins intéressant de réfléchir entre professionnels uniquement sans que le public soit impliqué. Ce parti priss’inscrit encore une fois dans la volonté de mettre la personne au centre du dispositif, de lui permettre d’être actrice dans les projets, de prendre part aux décisions… Chacun a sa place et peut participer, quel que soit le rôle de chacun. C’est d’ailleurs comme ça que nous avons retravaillé notre projet associatif.

Sihem Arezki :
Nous avons participé au colloque de Bruxelles centré sur la pauvreté de la jeunesse et nous y avons présenté le projet  devant de nombreux professionnels. Il y a eu un gros travail de préparation. Nous sommes arrivées à Bruxelles avec un document écrit. Ça a été un gros moment de stress mais c’était vraiment intéressant. Finalement nous avons stressé pour rien. Par contre, nous étions déçues d’être les seules jeunes à participer à ce colloque. Je trouve ça intéressant que Appuis veille à nous mettre au centre des projets. C’est intéressant parce qu’on a une parole, nous ne sommes pas qu’un numéro de dossier, nous sommes des personnes ! Et lors des colloques où il y a des professionnels, si je ne comprends pas quelque chose, je demande, je pose la question, ça va. Et ces échanges nous intéressent d’autant plus que nous souhaitons toutes les deux travailler dans le social.

Céline Schreiner :
J’ai pris la parole lors du colloque à l’ISSM en novembre. J’y ai présenté notre rôle pendant l’atelier de recherche et la réflexion que ça nous a permis d’avoir sur l’autonomie. Au début, j’ai aussi énormément stressé, mais au final, j’ai compris que je pouvais y arriver et je l’ai fait. C’était particulièrement stressant pour moi parce qu’habituellement je ne parle pas beaucoup et là, il fallait que je parle devant tous les professionnels et étudiants. Ça a été l’occasion d’un gros travail sur moi. D’autant plus que Sihem ne pouvait pas être là et que j’étais seule. Mais ça a été. Autant à Bruxelles je n’avais pas beaucoup parlé, autant à l’ISSM j’ai parlé beaucoup. Et les échanges pendant cette journée ont été intéressants.

Le cas échéant, quels résultats avez-vous déjà obtenus ?

Samia Mahalaine :
Le travail réalisé nous a permis de recueillir de nombreux éléments de réflexions et nous allons grâce à ce matériel pouvoir procéder à un réajustement de notre pratique. Quant à l’objectif d’autonomisation des jeunes, ça a été très positif car nous avons laissé de l’espace aux jeunes pour agir et nous avons pu voir qu’il y a une différence entre participer à une action qu’on propose et prendre part pleinement à l’organisation. On voit qu’ils se sentent beaucoup plus engagés, plus responsables et moteurs pour se prendre en main, se mettre en action, diriger les choses lorsqu’ils ont un rôle de co-pilote. C’est vraiment la place laissée aux personnes qui va définir leur degré de participation.  Dorénavant, l’objectif pour Appuis est de poursuivre l’accompagnement des personnes soutenues en co-construisant systématiquement avec elles. Et progressivement de partir non plus des seules idées de la structure, mais également de celles des publics, en articulant les idées de chacun pour former un projet qui fédère à la fois les publics et les professionnels. Il s’agit aussi pour nous de nous acculturer à cette nouvelle pratique et d’apprendre à les accompagner afin qu’ils puissent développer eux-mêmes leurs propres projets à la mesure de leurs possibilités. Enfin, on remarque que le projet a eu un effet accélérateur sur les projets professionnels des jeunes. Plusieurs jeunes du dispositif Cesa sont entrés en formation, certains sont en recherche de stage… Le travail des étudiants a apporté une définition plus précise de l’autonomie en tant que conscience de soi, qui se distingue du travail d’accompagnement sur la notion d’indépendance qui est plutôt lié aux conditions matérielles.

Sihem Arezki :
Pour moi le projet a marché. Si les professionnels d’Appuis évoluent progressivement, nous avons maintenant l’habitude de participer activement aux projets. Et nous ne manquons pas d’idées donc c’est tout à fait possible de partir des idées des jeunes plutôt que celles des professionnels. Tout au long du projet, alors que nous ne nous en pensions pas capables, nous avons acquis des compétences en terme d’organisation qui pourront nous être utiles dans notre vie personnelle et professionnelle. Et nous avons aussi découvert des facettes de nous-mêmes que nous ne connaissions pas. Nous avons gagné en confiance en nous !

Céline Schreiner :
Pour moi, il y a un avant-projet et un après-projet. Nous nous sommes rendues compte qu’il n’est pas toujours facile de travailler avec des professionnels et des jeunes. Mais nous avons su dépasser les difficultés et trouver des solutions. Le fait d’arriver à prendre la parole plus facilement va m’aider à trouver un travail parce que je pourrai me présenter à un patron en ayant confiance en moi. Et puis au-delà de l’insertion professionnelle, co-piloter un projet comme ça a un impact du côté personnel. Ce type de projet fait grandir, on grandit un peu plus ! Ça nous fait évoluer chacun à notre rythme par rapport à nos projets personnels !

Quels partenariats avez-vous mis en place pour l’élaboration, la mise en œuvre ou l’évaluation de ce projet ?

Sihem Arezki :
Notre partenaire pour ce projet était l’ISSM. Travailler avec les étudiants a été très intéressant. Nous avons eu de bonnes relations avec eux. Il nous est arrivé d’en croiser certains plus tard et de discuter avec eux. Il y avait une certaine proximité entre eux et nous. Nous continuons de travailler en partenariat avec l’ISSM avec qui nous avons des contacts réguliers pour nos autres projets : par exemple pour obtenir des salles etc…

En quoi ce projet s’inscrit-il dans le cadre de la promotion de la santé ?

Samia Mahalaine :
Ce projet s’inscrit pleinement dans les valeurs de la promotion de la santé notamment parce que son objectif premier vise l’autonomie du public. En effet, le rôle attribué aux jeunes leur permet de prendre conscience et de développer leurs compétences professionnelles et psychosociales. Ils développent leur pouvoir d’agir, apprennent à s’adapter à leur environnement mais aussi à le faire évoluer. Par ailleurs, le projet a aussi un impact sur la politique d’accompagnement d’Appuis et sur les pratiques des professionnels, donc sur l’environnement des jeunes. Enfin, ce projet a renforcé les liens sociaux au sein d’Appuis et avec l’extérieur et notamment avec les étudiants de l’ISSM.

Contact :

Samia Mahalaine, samia.mahalaine@nullassociation-appuis.fr

Entretien réalisé par Florence PASCOLO, Chargée de projets documentaires à l’Ireps Alsace

Bulletin d’information des ORS du Grand Est : Disparités territoriales de mortalité dans la région

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En matière de santé, l’évolution du cadre géographique impose une réorganisation des stratégies territoriales d’offre de soins. Elle redessine aussi les contours de l’observation sanitaire et sociale du territoire. En ce sens, les observatoires régionaux de santé évoluent aujourd’hui pour accompagner cette refonte de la carte des régions et donc des territoires d’action et de décision.

L’analyse présentée dans ce bulletin traite de trois indicateurs permettant l’identification de disparités territoriales en matière de mortalité et de vulnérabilité sociale au sein du Grand Est.

Pour consulter le bulletin, cliquer sur le lien : Bulletin d’information _ mars 2017

Les cartes d’identité territoriales de santé (CITS) des nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) alsaciens

ors-alsace

Avec la nouvelle politique de la ville, une seule carte remplace les anciens zonages et dispositifs (ZUS, CUCS, ZRU….). L’identification des nouveaux quartiers prioritaires se fonde sur les critères uniques du revenu et de la taille (plus de 1 000 habitants (avec quelques dérogations) c’est-à-dire la concentration des populations ayant des ressources inférieures à 60 % du revenu médian.

En France métropolitaine, près de 1 300 quartiers ont ainsi été identifiés,dont 31 sont situés en Alsace.

Dans le cadre de l’élaboration et la signature des contrats de ville pour les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), il a été demandé aux Agence Régionale de Santé (ARS) de réaliser un diagnostic local de santé partagé sur ces territoires, portant principalement sur l’état de santé de la population, l’offre existante et les besoins couverts ou non en matière de santé.

C’est dans ce cadre que l’ARS Alsace a mandaté l’Observatoire Régional de la Santé d’Alsace (ORS Alsace) afin de réaliser des cartes d’identité territoriales de santé, de 29 des 31 quartiers prioritaires de la politique de la ville qui comportent un volet santé dans leur nouveau contrat de ville.

Dans le cadre de la collaboration du Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET) à cette étude, l’Observatoire Régional de Santé (ORS) d’Alsace a également participé au rapport 2016 de l’Observatoire National de la Politique de la Ville (ONPV).

  • État de santé des résidents des quartiers prioritaires alsaciens (Fiche 2.09 page 104)
  • Recours aux soins libéraux dans les quartiers prioritaires alsaciens (Fiche 2.10 en page 106)

Pour accéder au rapport complet, cliquez ici, également téléchargeable sur le site du CGET/ONPV.

Les villes s’engagent pour l’éducation par le sport !

agence pour l'éducation par le sport

L’Agence pour l’Éducation par le Sport (APELS) et l’association des Villes de France ont décidé de se rapprocher, pour agir directement auprès des territoires en faveur d’une grande cause : l’insertion des jeunes par le sport. Le 13 décembre lors de la Conférence nationale « le sport comme moyen d’insertion », les deux organismes ont signé une convention, point de départ d’un vaste programme de promotion des politiques d’insertion par le sport conduites dans les villes de France.

Les témoignages de cet après-midi étaient riches d’enseignement :  le rôle clé des éducateurs sportifs, la transmission de valeurs éducatives, la transmission d’énergie positive, l’indispensable mission d’accompagnement social, la mise en relation de l’ensemble des acteurs sur le terrain,  … autant d’éléments clés pour la réussite de ces dispositifs.

Au total, une cinquantaine de villes étaient présentes dont : Nanterre, Bobigny, Rosny-sous-Bois, Villiers-le-Bel, Metz, Epernay, Douai, Rennes, l’Île-Saint-Denis, La Courneuve, Paris, Lyon, Montreuil, Roubaix, Mulhouse, Villepinte, Tremblay-en-France, Calais, Epinal, Voiron, Villefontaine, Grenoble, Pont-Sainte-Maxence, Sens, Toulouse, Meudon, Montceau-les-Mines, Angers, Provins, Clichy, Chanteloup-les-Vignes, Saumur…

http://www.educationparlesport.com/les-villes-sengagent-retour-rassemblement-13-decembre/

Qu’est-ce que l’« action » en promotion de la santé ? Objectifs, méthodes et outils

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Actes-Ireps_UNIRéS-2015-215x300Intervention de Jean-Pierre Deschamps, Professeur de santé publique, secrétaire général de l’IREPS Lorraine lors du Colloque « La recherche en promotion de la Santé » à Lyon en janvier 2015 dans le cadre du Pôle de compétences Rhône Alpes

Avec Virginie Dénarié, nous allons essayer de répondre à la question : qu’est-ce que la promotion de la santé, tant du point de vue des concepts et du projet politique qui la sous-tend que du point de vue des actions menées ? Nous avons choisi de parler tout d’abord de l’histoire de la promotion de la santé et je vais donc tenter de répondre dans cette première partie d’intervention à ces questions : comment sommes-nous arrivés au concept de « promotion de la santé » ? Comment s’est construite la Charte d’Ottawa ? Comment les actions ont-elles évolué sur le terrain de la promotion de la santé et dans quel contexte ?

Les prémices de l’éducation à la santé étaient dispensées sur le tableau noir des salles de classe non mixtes, devant des élèves en uniforme, et étaient en conformité avec le contexte social de l’époque. Ce n’est évidemment plus de cette façon que l’on considère les rapports entre enseignants et enseignés, a fortiori entre le public et les professionnels de la promotion de la santé.

Les choses ont véritablement commencé à évoluer à partir des années 1960 avec de grands mouvements sociaux initiés par la jeunesse. Nous faisons référence au mouvement hippie et à la fameuse marche de 1963 vers Washington pour les droits civiques, à l’issue de laquelle Martin Luther King débutera son discours par « I have a dream ».Toute cette aspiration politique était portée par la jeunesse et la communauté desNoirs américains qui se sentaient exclus de la marche de la société depuis la fin de la Seconde Guerre. Cette aspiration était également portée par des figures emblématiques, artistes et chanteurs qui les soutenaient, Joan Baez et Bob Dylan, pour ne citer qu’eux.

En 1960, que se passait-il sur le plan de la santé publique qui va connaître, elle aussi, une révolution ?

En 1963, à la suite d’un colloque à l’École nationale de la santé publique, le professeur Raoul Senault publie un document appelé « Action sanitaire et développement communautaire». Il était rare à l’époque d’utiliser le terme de développement communautaire. Je vous lis quelques lignes de ce rapport : « Le développement communautaire est défini par l’ONU (Organisation des nations unies) en 1948, comme l’ensemble des procédés par lesquels les habitants d’un pays unissent leurs efforts à ceux des pouvoirs publics pour améliorer la situation sociale, économique et culturelle des communautés associées à la vie de la nation et leur permettre de contribuer sans réserve au progrès du pays. » Raoul Senault ajoutait : « Des mesures techniques et économiques sans doute nécessaires au développement communautaire sont insuffisantes si elles ne s’accompagnent pas de mesures sanitaires et sociales. »

En 1964, l’Inserm (Institut national de la santé et la recherche médicale) est crée sur les bases de l’Institut national d’hygiène qui avait lui-même été créé par le gouvernement de Vichy. Le premier directeur est le Professeur Eugène Aujaleu qui, dès sa prise de Se connaître, se reconnaître 17fonction, met en place une division de recherche médicosociale. On ne parle pas encore de « santé publique ». Mais Eugène Aujaleu considère que le champ de la recherche médicosociale couvre l’épidémiologie, l’étude des problèmes médicosociaux et de la prévention des maladies et celle de la protection et de la promotion de la santé. À notre connaissance, c’est la première fois que le mot « promotion de la santé » est utilisé dans le domaine de la santé publique en France. Cela signifie que nous sommes aujourd’hui les héritiers d’un certain nombre de décennies de réflexions et d’actions.

Toujours dans les années 60, parmi les grands mouvements sociaux, on doit relever ce qui s’est passé en France et dans d’autres pays en mai 68. C’est un mouvement important qui laissera des traces considérables, quoi qu’on en dise aujourd’hui.

Ainsi en 1969, Raoul Senault, président de l’Inserm, fait une note de travail dans laquelle il dit : « La recherche menée dans les domaines biologique et clinique, certes fondamentale, ne recouvre pas l’ensemble des phénomènes qui définissent la maladie et la santé. » Au concept purement biologique se substitue progressivement une notion aux dimensions nouvelles. Du biologique, on passe au bio-psycho-social. Les psychologues et les sociologues ont montré les conséquences de l’urbanisation, de l’industrialisation massive, des grands ensembles résidentiels, des cadences de travail, de l’automation. Voilà les points d’appui de la recherche dite médicosociale et qui deviendra la recherche en santé publique. Il ajoute, toujours en 1969 :

« Le développement de la recherche médicosociale est plus que nécessaire, et la France est en retard sur d’autres pays. Peut-être faut-il reconnaître que les institutions de santé publique confondent parfois recherche médicosociale et recueil des informations sanitaires et ont été plus souvent préoccupées de la lutte contre les maladies que de la mise en oeuvre d’une véritable politique de santé. La recherche ne s’est pas vraiment intéressée au fondement scientifique de la mise en place d’une politique de santé. »

1969 est aussi l’année du festival de Woodstock aux États-Unis pour lequel on attend 45 000 personnes. Il en viendra 450 000.

À la même époque, à l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) à Genève, un petit nombre d’experts réfléchit à ce qu’est l’éducation pour la santé. Il formule ainsi trois objectifs :

  • Modifier le comportement sanitaire de la personne et de la collectivité, et renforcer les comportements favorables préexistants.
  • Développer chez les personnes le sens des responsabilités pour leur propre santé et celle de la collectivité, et leur aptitude à participer de manière constructive à la vie de la collectivité.
  • On notera l’important glissement sémantique où, pour prendre en compte les comportements de la santé, on aborde la notion de « citoyenneté ».
  • Promouvoir le sens de la dignité et de la responsabilité de la personne en même temps que celui de la solidarité et de la responsabilité collective.

Le mot santé n’apparaît plus dans ce troisième objectif. Nous sommes alors en plein dans les notions de « citoyenneté », d’« éducation » au sens large. Apparaît également le mot « dignité » sur lequel nous reviendrons.

En tout cas, « dignité », « responsabilité » et « solidarité » sont les termes qui président en 1969 à une définition des objectifs de l’éducation pour la santé.

Quelques années plus tard, en 1973, un communiqué de presse, diffusé lors de l’Assemblée mondiale de la santé, n’a pas fait beaucoup de remous. Intitulé : « Large mécontentement dans le monde au sujet des services de santé », en voici quelques extraits :

« Même dans les pays riches, les services de santé restent inaccessibles à une fraction importante de la population. [. . . ] Ils sont incapables de répondre aux voeux des populations. [. . . ] Ils sont inaptes à combler les différences à l’intérieur d’un même pays, d’un groupe de population à un autre. [. . . ] On observe un sentiment d’impuissance de l’usager qui estime que les services de santé et les professionnels de santé suivent leur propre voie qui est satisfaisante pour eux, mais qui ne répond pas à ce que souhaite l’usager et sur laquelle il ne peut influer. »

C’est à l’époque un constat de l’OMS sur le mécontentement des populations qui se sentent exclues du fonctionnement des services de santé. Elles n’ont pas l’impression de pouvoir influer, participer et exercer la responsabilité dont il était question dans les objectifs formulés quelques années auparavant.

C’est également au même moment qu’au Canada, en 1974, se dessine une réforme importante des services de santé, qui servira de modèle pour beaucoup de pays, s’appuyant sur le rapport de Marc Lalonde (1974), ministre de la Santé fédérale du Canada. Cette nouvelle perspective présente deux objectifs fondamentaux à une politique de santé publique : l’un sur le système de soins de santé, l’autre sur la prévention des problèmes de santé et la promotion de la santé. En France, nous ne sommes pas loin d’avoir fait la même chose grâce à la ministre de la Santé, Simone Veil, qui va redonner vie au Comité français d’éducation pour la santé (CFES) en nommant à sa tête comme délégué général sa propre chargée de communication. C’est alors le début des grandes campagnes médiatiques sur le tabac et sur l’insertion des personnes handicapées. Si ces campagnes ne peuvent traduire à elles seules la promotion de la santé, elles vont donner une dynamique et une visibilité à l’éducation pour la santé. Dynamique sur laquelle les professionnels de l’éducation pour la santé vont largement s’appuyer pour acquérir une légitimité qu’ils n’avaient pas forcément jusqu’alors.

En 1978, c’est la Conférence d’Alma-Ata co-organisée par l’Organisation mondiale de la santé et l’Unicef, fonds des Nations unies pour l’enfance, sur les soins de santé primaire. Alma-Ata se trouve à l’époque en Union Soviétique, derrière le rideau de fer. Les Soviétiques ont fait cette invitation à l’OMS en posant un symbole politique fort : le co-président de la conférence n’est autre qu’Édouard Kennedy, le frère du président des États-Unis. Ainsi, lorsque l’on parle « santé », on efface pour un temps les différends politiques et la guerre froide. Il y a dans le domaine de la santé publique quelque chose qui transcende même les grands clivages internationaux. La déclaration d’Alma-Ata4 dit en conclusion :

« L’accession au niveau de santé le plus élevé possible suppose la participation de nombreux secteurs socioéconomiques autres que celui de la santé. [. . . ] La promotion et la protection de la santé des peuples sont les conditions sine qua non d’un progrès économique et social et contribue à une meilleure qualité de la vie et à la paix mondiale. Tout être humain a le droit et le devoir de participer individuellement et collectivement à la planification et à la mise en oeuvre des soins de santés qui lui sont destinés. [. . . ] Les soins de santé primaires exigent et favorisent au maximum l’auto-responsabilité de la collectivité et des individus et la participation à la planification, à l’organisation, au fonctionnement et au contrôle des soins. »

On retrouvera ces propos quelques années plus tard dans la Charte d’Ottawa.

En mai 1981, c’est en France l’arrivée de la gauche au pouvoir. François Mitterrand déclare : « Quand on soigne les riches mieux que les pauvres, ce n’est pas juste. »Il contribuera à modifier la situation en créant, quelques mois après son élection, le revenu minimum d’insertion. Son ministre de la Santé Jack Ralite crée en 1982les Comités consultatifs de promotion de la santé. C’est un mouvement qui existe encore dans certaines régions. M. Ralite étant membre du Parti communiste dans ce gouvernement socialiste. Ces comités sont alors couramment appelés des « CoCoPS ». Il s’agissait, à raison d’un financement de 1 franc par habitant, de confier à des associations, des organismes ou des individus, des actions vraiment très proches du terrain de la promotion de la santé. On verra ainsi la constitution d’un catalogue extraordinaire d’actions, certaines un peu hors normes dans leur montage par rapport à la santé publique de l’époque. En tout cas, ces crédits déconcentrés de prévention sont vraiment l’ébauche d’une politique de promotion de la santé.

En 1985, pour la première fois en France, est organisée à Nancy une première réunion internationale autour de la promotion de la santé. Elle porte sur l’éthique de la promotion de la santé et cela avant même que l’OMS définisse la « promotion de la santé ».

En 1986, arrive la Charte d’Ottawa5. C’est vraiment la synthèse de tout ce qui s’est fait dans les années précédentes. Vous en connaissez la définition. Elle n’est pas toujours d’une grande clarté, le terme « promotion de la santé » n’est pas très bien choisi en langue française. Mais je passe sur ce sujet pour ne pas être trop long. En tous cas, aujourd’hui, on parle de la promotion de la santé.

Que va-t-il se passer sur ce terrain maintenant de France ? Quelle est la suite de ce processus entrepris depuis 1960 ?

Le constat est à la déception en l’absence totale de prise en compte de la santé dans le paysage réglementaire français. Nos gouvernements sont restés complètement à côté du sujet, qu’ils soient de gauche ou de droite. Aucune des lois de santé publique, depuis celle de 2002, la loi Kouchner, jusqu’à celle de 2009 qui nous régit encore aujourd’hui, n’évoque la promotion de la santé. Celle de 2002 parle du terme mais en faisant une erreur sémantique totale sur le sens. La loi HPST, Hôpital patients santé territoires, ignore totalement la promotion de la santé. La loi de 2015, actuellement en discussion, dite loi Touraine, évoque la promotion de la santé mais relativement peu.

Nous faisons le constat que le sujet ne semble pas intéresser nos politiques, en l’absence de projets clairs autour de la promotion de la santé et en l’absence d’un référentiel de santé publique à la fois technique et éthique. Aujourd’hui l’organisation du financement des actions de santé publique de terrain est contradictoire avec les concepts et les méthodes de la promotion de la santé. Il faudrait trouver un autre mode de gestion du secteur associatif, en particulier un autre mode de financement du secteur, pour que la promotion de la santé puisse être effective.

Il y a quand même quelques plages de lumière, et nous citerons :

  • Les Ateliers Santé-Ville, mis en place dans le cadre de la politique de la ville et non de la politique de santé. Mais peu importe car, au final, on traite bien dans ce cadre des questions de promotion de la santé.
  • La circulaire de 20016, relative à l’élaboration des Schémas régionaux d’éducation pour la santé 6 et les Contrats locaux de santé, beaucoup plus récents, qui sont une conséquence de la loi de 2009.
  • La création d’une Chaire de promotion de la santé à l’École nationale de santé publique.

Malgré ces plages de lumière, quelque chose ne s’est pas fait. Est-ce une méfiance de nos politiques, un manque de culture et de compétences en santé publique dans les hautes sphères politiques et administratives ?

Nous avons comme témoin dans la salle Jean Chapellet, ancien directeur régional des Affaires sanitaires et sociales de Lorraine, seule DRASS qui, à notre connaissance, ait demandé en France à une équipe de santé publique de venir former son personnel administratif et médical à la promotion de la santé. Cela a été une expérience innovante qui a laissé des traces parmi les collaborateurs que vous aviez à l’époque et qui sont restés à la DRASS.

Il y a donc selon moi un manque de culture et de compétences sur ce champ, avec :

  • Une persistance de la part des responsables d’une référence au modèle biomédical: « En cas de problème de santé : voyez avec le docteur. »
  • Le désintérêt des universités pour des raisons que l’on pourrait discuter, notamment pour les départements de santé publique.
  • La méfiance ou la jalousie des responsables publics vis-à-vis du secteur associatif.
  • Le manque d’aptitude des acteurs de terrain à convaincre les responsables.

C’est un reproche que je fais à moi-même en tout premier lieu.- La peur et le refus de perdre du pouvoir en en conférant aux populations.

Un ou deux ans après la Charte d’Ottawa, le médecin conseil national de l’Assurance maladie de l’époque me dira un jour dans son bureau : « La promotion de la santé est un concept subversif. » Peut-être n’avons-nous pas su expliquer ou peut-être n’ont-ils pas voulu écouter ? Mais il nous semble essentiel de placer la promotion de la santé comme un fait scientifique, non pas comme une idéologie. On peut alors pointer l’insuffisance de la recherche, mot qui ne figure pas dans la Charte d’Ottawa contrairement à la déclaration d’Alma-Ata, la difficile articulation entre pratique de terrain et recherche, le notion encore floue de « recherche opérationnelle», le désintérêt de l’Inserm et l’insuffisance de travail en commun entre la recherche en sciences humaines et celle encore trop souvent biomédicale de « santé ».Tout à l’heure, j’ai cité le mot « éthique », important lorsqu’on parle de participation, d’autonomie, de droit, de dignité, de justice sociale, de solidarité. Mais je voudrais conclure mon propos en citant les cinq domaines du référentiel qui constituent pour moi la Charte d’Ottawa :- construire des politiques publiques de bonne santé ;

  • créer des environnements supportifs ;
  • renforcer l’action communautaire ;
  • développer les aptitudes personnelles ;
  • réorienter les services de santé.

4 http ://www.who.int/topics/primary_health_care/alma_ata_declaration/fr/ (30/11/2015).

5 http ://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0003/129675/Ottawa_Charter_F.pdf (30/11/2015).

6 http ://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2001/01-46/a0463058.htm.

Actes du colloque intégralement en ligne

Promouvoir la citoyenneté socioaffective et sociosexuelle chez les jeunes lycéens de 15 ans et +

du-zemb

Mémoire de Diplôme Universitaire Intervenant(e) en éducation et promotion de la santé.

Promouvoir la citoyenneté socioaffective et sociosexuelle chez les jeunes lycéens de 15 ans et +

par Yannick ZEMB BREISTROFFER

« Placer l’élève au coeur du système éducatif » en lui permettant de satisfaire et de contribuer à satisfaire ses besoins globaux, en développant la confiance nécessaire pour cela, mission que s’est assignée l’école dans les années 90, affirmée il y a déjà plus d’un siècle par Octave Gréard, collaborateur de Jules Ferry, qui la reprend à son compte dès 18922, coïncide parfaitement avec la démarche de promotion de la santé, consistant à placer les citoyens-acteurs au coeur des dispositifs et leur permettre de faire les meilleurs choix qui les concernent, à savoir les leurs, ceux qu’ils ont eux-mêmes fait, car agissant comme étant les plus aptes à pouvoir décider de ce qui est bon pour eux, pourvu qu’ils disposent de l’ensemble des ressources nécessaires pour ce faire.
Or force est de devoir constater, la première partie de ce travail y sera notamment consacrée, que ces jeunes, même si censés se trouver théoriquement « au coeur » des systèmes et des dispositifs en matière de santé publique et sociale, font état de carences déclinables selon trois aspects qui diffèrent et en même temps se rejoignent étroitement, en matière notamment de : – Risques IST et VIH, de connaissances en lien, d’accès et de recours à des moyens de prévention adaptés, condition pourtant préalable à la prise de mesures pour se protéger de ces maladies, – Contraceptions et grossesses précoces, de connaissances en lien, d’accès et de recours à des contraceptifs, condition pourtant préalable à la prise de mesures pour se protéger des grossesses précoces et non désirées, – Sociabilités affectives et sexuelles et connaissances inter-genres, condition enfin préalable à la création d’environnements et de considérations permettant de favoriser des liens harmonieux inter-individus.

C’est dans cette optique que j’ai donc choisi, selon le plan énoncé ci-après, de réfléchir et de travailler à « Promouvoir la citoyenneté socioaffective et sociosexuelle chez les jeunes lycéens âgés de 15 ans et plus ». Dans une première partie de travail, je m’attacherai à présenter les éléments de situation justifiant le projet, en tentant de faire émerger ce qui me parait important de lier : les besoins en la matière, les demandes exprimées, l’offre actuellement développée afin de tenter de répondre aux situations. Cela se fera notamment grâce à un travail de recueil épidémiologique, dont il sera fait état, poursuivi par une analyse de terrain dans des établissements scolaires à caractère professionnel, qui bénéficieront de ma démarche une fois mon projet abouti. La deuxième partie de mon travail consistera en un développement de l’arbre d’objectifs réalisé, poursuivi par une déclinaison, dans le détail, de chacun d’entre eux. Je présenterai également à cette étape, les partenaires prenant part au projet ainsi que les indicateurs d’évaluation auxquels il sera fait référence. Dans la troisième partie de mon développement, je ferai état des stratégies éducatives auxquelles j’aurai recours dans le cadre de cette démarche. Enfin, la quatrième et dernière partie de ma réflexion sera dédiée à son évaluation ainsi qu’à sa valorisation.

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