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«Une minute pour votre sante!»

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En  2014,  le  groupe  de travail «  Interprétariat » du COREVIH a  initié  un  travail  autour de la création d’un outil facilitant l’accès à la santé sexuelle aux personnes les plus exposées.

L’outil imaginé par ce groupe est un outil vidéo d’incitation aux dépistages   (IST,    hépatites    et    violences).    Le    message    de présentation  est  traduit  en  12  langues.  Il  permet  de  proposer  les tests  diagnostiques  de  dépistage  pour  toute  personne  qui  en ferait la  demande, de  développer un interprétariat professionnel et donc de l’orienter vers un parcours de santé adapté.

Si   vous   êtes   intéressé   par   une   présentation   de   cet   outil, contactez le Corevih Alsace !

COREVIH Alsace
03  88 11 53 68
secretariat.corevih@nullchru-strasbourg.fr

www.corevih-alsace.fr

Ungersheim, un projet d’envergure pour favoriser l’autonomie de la commune et le bien-vivre de ses habitants

Article rédigé par Florence Pascolo

Lors de la 10ème rencontre régionale des acteurs en éducation et promotion de la santé, un atelier était consacré à l’implication des élus et des habitants dans les projets de promotion de la santé. L’atelier « agir sur les déterminants de la santé : une volonté politique » était centré autour de la présentation de deux projets originaux de par l’implication citoyenne et politique engagée pour agir sur l’environnement des populations : Vita’rue et Village en transition. Si vous ne connaissez pas le projet Vita’rue, nous vous invitons à le redécouvrir en relisant l’article qui lui a été consacré. Nous vous proposons, à travers le présent article, de vous faire découvrir le projet Village en Transition de la Commune d’Ungersheim.

ungersheim1

Le projet de Village en transition mené par la commune d’Ungersheim, qui  n’a pas d’objectif de prévention ou  d’amélioration de la santé des habitants  est pourtant, par les valeurs qu’il porte et les activités mises en œuvre un réel  projet de promotion de la santé

 

Village en transition : une autre approche de la politique communale

Depuis plus de 10 ans, le village d’Ungersheim s’est engagé dans la démarche de transition initiée par Rob Hopkins1  en Irlande en 2003. Il s’agit d’un engagement politique mais également citoyen visant l’autonomie intellectuelle, l’indépendance énergétique, la souveraineté alimentaire et le développement local. L’objectif de ce projet est de faire d’Ungersheim un village capable de résilience, c’est-à-dire d’être en « capacité de réagir aux crises et d’être autonome ». Concrètement, il s’agit de prendre du recul par rapport à la société de consommation actuelle, de se recentrer sur le savoir-faire et les ressources locales et d’agir en faveur d’un développement durable.

 

21 actions et plus encore qui agissent  sur différents déterminants de santé2

La première action lancée en 1999 par le village a été l’installation de panneaux solaires thermiques au-dessus du toit de la piscine. Cette initiative a enclenché une dynamique telle que d’autres actions en ont découlées. Chaque nouvelle action entretenant le processus de transition, la commune admet être actuellement dans « un cercle vertueux » en faveur du mieux vivre.

Les 21 actions recensées dans le projet « village en transition »  touchent directement et indirectement les déterminants de santé.

 

Développer une agriculture biologique, produite et consommée localement

Les différentes initiatives prises autour de « la filière de la graine à l’assiette » améliorent directement la qualité de l’alimentation proposée aux habitants. Parmi celles-ci on peut noter la création d’une exploitation maraichère bio, la construction d’une cuisine collective bio, la restauration scolaire bio et prochainement la construction d’une légumerie conserverie. La commune accorde une importance toute particulière à ce que ses habitants aient tous accès, à prix modéré, à une alimentation saine. A titre d’exemple, depuis le passage en alimentation bio, le tarif de la restauration scolaire n’a pas augmenté. Le projet valorise également les aliments locaux, favorise leur conservation et leur consommation.

ungersheim 2Préserver et valoriser l’environnement

La commune a rapidement pris conscience de l’importance de préserver l’environnement. Cette prise de conscience se traduit par des prises de positions (motion sortir du nucléaire, adhésion au réseau internationale des communes citoyennes du monde, titre territoire de commerce équitable) et par  des activités à la fois sur la production d’énergie (installation de panneaux solaires thermiques, construction d’une chaufferie bois, mise en œuvre de la plus grande centrale solaire d’Alsace, gestion raisonnée de l’éclairage public, diagnostic énergétique des bâtiments publics) mais également sur la réduction de l’usage de produits issus de la pétrochimie (utilisation de produits d’entretiens écologiques et biologiques, retrait total des produits phytosanitaires et engrais pour l’entretien des espaces verts) et sur la production de gaz à effet de serre (achat d’un cheval cantonnier et de véhicules utilitaires électriques). L’ambition de la ville est de se développer en harmonie avec son environnement en s’appuyant sur les ressources dont elle dispose et en réduisant au maximum l’impact des activités humaines sur celui-ci.

ungersheim3Favoriser une éducation globale sensible à la démarche de transition

Ungersheim travaille en partenariat avec les écoles   autour du projet de village en transition. Les écoles ont par exemple  participé au projet « défi d’économie d’énergie ». Le transport scolaire est réalisé en calèche, symbolisant l’engagement environnemental et la proximité avec la nature. L’accueil périscolaire soutenu par la ville est également partie prenante du projet.

Un sentier de sensibilisation à la démarche de transition a été créé sur une ancienne friche industrielle, réhabilitant ainsi une parcelle de 10 hectares tout mettant en œuvre une démarche d’éducation citoyenne.

L’éducation à l’environnement et à une agriculture consciente des enjeux environnementaux pourra également s’appuyer très prochainement sur le centre pédagogique « la maison des natures et des cultures » qui prendra place à la ferme du Kohlacker à côté de la conserverie et de l’exploitation maraichère dans la périphérie de la commune.

Les enfants sont impliqués à leur échelle dans la dynamique du village. L’ensemble des structures qui les accueillent et des adultes qui les entourent propose un discours cohérent. Des liens sont tissés entre toutes les initiatives, favorisant l’adhésion des enfants et plus largement de tous au projet de transition de la commune.

Développer l’emploi pour tous

L’exploitation maraichère et la restauration scolaire de la ville s’appuient sur un chantier d’insertion qui s’attache à aider les personnes les plus éloignées du milieu du travail à reprendre pied.  De plus, la commune fait la part belle au développement local en ouvrant des installations énergétiques ou alimentaires, et en s’appuyant sur une monnaie locale, ce qui impacte favorablement l’emploi local.

ungersheim4Proposer une eau de qualité consommée raisonnablement

Ungersheim s’est employé à réduire sa consommation d’eau en installant dans tous les bâtiments communaux des régulateurs de débit d’eau. La réduction de l’emploi des pesticides et produits issus de la pétrochimie agit également favorablement sur la qualité de l’eau.

 

Construire des habitats respectueux de l’environnement pour tous

La construction d’un éco hameau sur le banc communal montre l’implication de la commune dans le domaine du logement durable.

ungersheim5Redynamiser l’économie locale

En instaurant la monnaie locale complémentaire « Le radis », Ungersheim souhaite inciter les habitants à consommer localement et ainsi redynamiser l’économie locale. Cette monnaie est gérée par une association locale. Les commerçants et petits producteurs locaux sont partie prenante de la démarche et propose un tarif préférentiel aux utilisateurs de cette monnaie.

ungersheim 6Soutenir les initiatives culturelles, sportives, développer le lien social

Il tient à cœur des élus et des habitants d’Ungersheim de maintenir une offre culturelle locale. La maison des jeunes et de la culture est le poumon culturel de la ville. Il propose des activités culturelles et sportives, à tous, toute l’année ; une installation permet l’organisation de séances de cinémas, des spectacles régionaux ou nationaux y sont régulièrement présentés, des ateliers débats y sont également proposés. Les associations de la commune peuvent y trouver appui. C’est aussi à la MJC qu’est située la structure périscolaire de la ville, favorisant ainsi le décloisonnement entre les activités éducatives et culturelles.

Les nombreuses infrastructures sportives (piscine, dojo, salle multisport, salle d’haltérophilie,  terrain de foot et de tennis, pistes cyclables, skate park…) favorisent la pratique d’activité physique sur la commune.

Toutes ces infrastructures et associations contribuent au développement du lien social, preuve en est l’importance que prend la traditionnelle fête du village qui dure 10 jours, mobilisent des centaines de bénévoles et qui  accueille toujours plus de participants.

 

L’ambition d’un élu pour son village

Ce projet est porté à bras le corps par le Maire de la commune, Jean Claude Mensch qui, depuis 5 mandats, prévoit un avenir pour son village de façon constructive et innovante, en s’appuyant sur son histoire pour mieux entrevoir son futur. M. Mensch et l’équipe municipale d’Ungersheim avancent pas à pas dans ce projet tout en faisant face aux contraintes politiques et financières qu’ils rencontrent. Il s’agit de convaincre les pouvoirs publics du bienfondé de la démarche et de trouver les fonds nécessaires à la réalisation des actions prévues. Il s’agit aussi d’impliquer les employés communaux, lesquels ont un rôle important à jouer dans la réalisation des différents axes. L’engagement politique est indispensable à la réalisation d’un tel projet.

 

La participation citoyenne au cœur du projet

Le second acteur principal de cette initiative est à n’en pas douter la population. Pour qu’une telle dynamique s’installe, la participation citoyenne est primordiale. L’ambition d’Ungersheim est de favoriser l’engagement de l’ensemble des habitants dans la démarche mise en œuvre. Pour cela, ces derniers sont sollicités de différentes manières.

Ungersheim a instauré la démocratie participative dès 2009. 5 commissions participatives sont parties prenantes de la politique locale :

  • Démarche de la transition / développement durable,
  • Cohésion sociale,
  • Aménagement du territoire / mobilité / accessibilité,
  • Action Jeunesse et Sport Culture Loisirs / gestion eau et assainissement
  • Réalisation du Territoire des Natures et des Cultures / Maison des Natures et des Cultures / développement des énergies renouvelables

Ces commissions permettent aux habitants de s’exprimer, d’apporter des idées et d’être parties prenantes de la vie de la commune. Elles élaborent des propositions qui sont ensuite soumises au conseil municipal.

ungersheim7Les habitants peuvent également se mobiliser en devenant bénévoles (à l’exploitation maraichère,  dans l’association Radis…), ou en contribuant individuellement à l’effort collectif (par exemple en participant à la campagne incitative de développement du photovoltaïque portée par la commune).

Les rencontres de la transition organisées par Ungersheim représentent le temps fort lors duquel il est possible de favoriser les échanges entre les habitants et de valoriser les initiatives innovantes.

Jean Claude Mensch nous confiait récemment que la participation des citoyens reste, même dans le cadre d’une initiative comme celle-ci, la difficulté majeure.

 

Des résultats mesurables ?!

Depuis le démarrage de sa démarche, la commune d’Ungersheim a déjà pu estimer les économies réalisées sur le budget de la commune, notamment de par les actions autour de la consommation raisonnée d’eau ou d’énergie ainsi que par les actions de développement d’énergies renouvelables :

  • réduction de 40 % des dépenses d’éclairage public
  • 5000 € d’économie sur la consommation de produits d’entretien
  • 188 m3 d’eau économisés depuis l’installation de réducteurs de débit dans les bâtiments publics, soit – 15 % sur la consommation globale de la commune et 564 € d’économie

Si l’on devait évaluer le bien-vivre à Ungersheim, les résultats seraient sans doute intéressants. Il suffit de pénétrer dans la commune et d’aller à la rencontre de ses habitants  pour percevoir la dynamique existante.

ungersheim8Ungersheim, village promoteur de santé

En développant son projet de village en transition, la politique de la ville d’Ungersheim agit positivement sur de nombreux déterminants de santé devenant ainsi promoteur de santé. Au-delà des actions développées dans la commune, le décloisonnement que cela entraine entre les différents services et les différents acteurs (élus, employés communaux, habitants) vont créer du lien et permettre une démarche globale et cohérente créant ainsi un environnement autant social que matériel favorable au bien-être et donc à la santé des habitants. Si le projet est spécifique à un  territoire qui a sa singularité et sa propre histoire,  il est tout à fait possible de s’en inspirer largement pour faire éclore de nouveaux projets de villes en transition, actrices en promotion de la santé. C’est d’ailleurs la volonté du village que d’essaimer leur initiative en France et ailleurs.

Contact :

Jean Claude Mensch
Mairie d’Ungersheim
1, place de la mairie
68190 UNGERSHEIM
www.mairie-ungersheim.fr
transition-ungersheim@nullorange.fr

Pour en savoir plus :

Brochure des initiatives de la transition
http://www.mairie-ungersheim.fr/app/download/10523372799/Transition.pdf?t=1460013403
Film : Ungersheim, un village en transition
http://www.mairie-ungersheim.fr/village-en-transition/le-film/
Voir également le documentaire à venir Sacré Village par Marie Monique Robin

 

1 Né à Londres en 1968, Rob Hopkins, doctorant à l’Université de Plymouth, il a été professeur de permaculture pendant 10 ans et est l’initiateur du mouvement des villes en transition. Ses travaux lui ont valu 3 prix. Il anime désormais le vaste réseau des villes en transition, tient un blog sur les initiatives de transition, et plus particulièrement celle de la ville de Totnes qu’il a initiée en 2006 et a écrit plusieurs ouvrages dont :
Le pouvoir d’agir ensemble, ici et maintenant, Rob Hopkins et Lionel Astruc, éd. Actes Sud, 2015.
Ils changent le monde, 1001 initiatives de transition écologique, Rob Hopkins, éd. du Seuil, 2014.
Pour en savoir plus sur le mouvement de Transition : http://www.transitionfrance.fr/2016/04/01/presentation/#more-10584

2 Le présent article s’appuie sur le schéma des déterminants de la santé développé par Dahlgren et Whitehead en 1991

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Cartographie interactive des dons alimentaires

carto alim1A ce jour, les dons alimentaires restent trop peu importants au regard des besoins et problèmes spécifiques de santé des populations précaires ; par ailleurs, des quantités non négligeables de denrées consommables sont jetées. De nombreuses initiatives naissent pour limiter le gaspillage alimentaire et favoriser les dons.

Dans ce contexte, plusieurs Directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt mettent progressivement en place un outil internet qui est une cartographie interactive des structures d’aide alimentaire de la région accessible sur google maps.

Les associations qui le souhaitent se font référencer gratuitement sur cet outil. Ainsi elles sont géolocalisées sur la cartographie et une fiche de renseignement est renseignée à destination des entreprises.

Cette fiche indique les caractéristiques des associations permettant de cibler les dons : coordonnées directes, jours de distribution, jours de collecte possible, possibilités de transport réfrigéré, ramasse possible de petites quantités, limite de DLC…

Cet outil permet aussi aux associations d’aide alimentaire d’indiquer leurs besoins (en type de produits alimentaires, en matériels divers comme en matière de bénévolat ou de mécénat de compétences, par exemple pour l’entretien d’installations frigorifiques, des prestations de diététicien nutritionniste…) ainsi que les activités qu’elles souhaitent mettre en avant (ateliers cuisine, service de repas chauds…).

Les objectifs de cette cartographie interactive sont :

  • Augmenter les dons et en particulier de produits frais,
  • Faciliter des dons en petites quantités
  • Encourager de nouveaux donateurs qui ne sont pas collectés aujourd’hui (métiers de bouches, petites supérettes, restaurants collectifs…),
  • Créer des relations de proximité par quartiers,
  • Limiter le gaspillage alimentaire !

L’Alsace vient d’intégrer ce dispositif. A ce jour, une vingtaine de structures d’aide alimentaires sont référencées au sein de cet outil. Il s’agit à présent de le faire connaitre :

  • aux associations susceptibles de réceptionner des dons afin de compléter le recensement ;
  • aux commerces et entreprises susceptibles de donner des denrées alimentaires.

N’hésitez pas à diffuser largement cette information et à compléter la cartographie si vous êtes concerné.

Consulter la cartographie pour la région Alsace

Pour en savoir plus : contacter Marie-José AMARA ou Alexandre MOREL, DRAAF Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine au 03 69 32 51 62 ou par mail : alexandre.morel@nullagriculture.gouv.fr, marie-jose.amara@nullagriculture.gouv.fr

Boite à outils Comment prendre soin des enfants lors d’activités de pleine nature ?

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enfantsetnatureInscrite dans le Schéma Régional de Prévention (SRP) du projet régional de santé (PRS) 2012-2016, la prévention et la réduction des maladies transmises par les tiques fait partie des thématiques prioritaires au titre de la lutte contre les maladies infectieuses.

 L’ARS Alsace a donc mis en place un groupe de travail sur ce thème, duquel deux idées ont émergé :

  •  La nécessité de la création d’un outil pédagogique pour les enfants mais aussi d’une formation pour les professionnels encadrant des enfants.
  • L’élargissement de la thématique initiale vers une dimension plus globale qui ne se restreindrait pas à la prévention des maladies transmises par les tiques mais  à la question plus globale de : « comment prendre soin des enfants lors d’activités de pleine nature ? ».

Le groupe de travail a donc recensé au sein d’une boite à outils les dépliants, mallettes pédagogiques, livres de littératures jeunesse existants dont la thématique correspondait à « comment prendre soin des enfants lors d’activité de pleine nature ? ». Des outils de formation à destination des professionnels et des structures de formation ont également été créés.

Cette boite à outils est désormais accessible en ligne sur le site de l’Ireps Alsace. Elle est dédiée à tous les professionnels (animateurs, enseignants) amenés à faire découvrir la nature aux enfants de 3 à 11 ans dans différents contextes : centre de loisirs, classes de découvertes… Elle rassemble différentes ressources pédagogiques qui pourront être utilisées afin d’inviter les enfants à explorer la nature tout en prenant soin d’eux-mêmes.

La boite à outils est accessible en ligne et sera progressivement enrichie.

Pour la consulter : http://www.irepsalsace.org/enfantsetnature/

Sommaire

Education populaire éducation pour la santé : des éducations à la liberté

La 9ème rencontre régionale des acteurs en éducation et promotion de la santé, organisée dans le cadre des activités de la plate-forme ressources en éducation et promotion de la santé a eu lieu le mardi 03 février 2015 à Colmar. Cette journée, intitulée « Education populaire et éducation pour la santé : une éducation à la liberté » a réuni 82 acteurs issus de l’éducation populaire et de l’éducation pour la santé.

Lors de cette rencontre, nous avons poursuivi la réflexion initiée en 2013 lors de la 8ème rencontre régionale des acteurs en éducation et promotion de la santé, sur la question du lien entre éducation populaire et éducation pour la santé ; deux champs de l’éducation au service du vivre ensemble. L’éducation populaire et l’éducation pour la santé sont deux champs de l’éducation portés par des représentations communes de l’Homme et de sa place dans la société. Elles défendent toutes deux le développement de compétences individuelles et partagent ainsi une même ambition : permettre à chaque personne d’accéder à plus d’autonomie, plus de responsabilités, plus d’engagement dans la vie de la cité… pour une amélioration de la qualité de vie individuelle et collective.

Suite à cette journée, riche en échanges, et ayant pour objet de construire des pistes concrètes pour une expérimentation effective des articulations et des partenariats possibles entre les acteurs de ces deux champs, l’Ireps alsace publie les documents de synthèses des interventions et des documents complémentaires sur le sujet

Diaporama – intervention M. Eric Le Grand

Journée de formation et d’échanges sur les inégalités sociales de santé

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Dans le cadre des activités de la plate-forme ressources en éducation et promotion de la santé, l’Ireps Alsace a organisé le 3 juin 2014 une journée de formation et d’échanges sur la thématique des inégalités sociales de santé.

Cette journée a été animée par Jean-Pierre Deschamps, Professeur de Santé Publique et deux représentantes d’ATD Quart Monde, Micheline Adobati et Marie-Agnès Iung.

Le contenu de cette formation est téléchargeable en cliquant sur le lien suivant : Intervention Jean-Pierre Deschamps

Retrouvez la vidéo ‘Un autre regard’ diffusée par les deux représentantes d’ATD Quart Monde en suivant le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/xigewe_pauvre-et-en-bonne-sante-c-est-possible_news

ADOSEN Prévention Santé MGEN, l’éducation au service de la santé

Logo ADOSEN Prévention sante MGEN

 
Entretien réalisé par Aline Audin, chargée de projets à l’Ireps Alsace, avec Isabelle Rehm, Déléguée Mgen du Bas-Rhin en charge de la Prévention et de la Communication.

 

Pouvez-vous nous présenter rapidement votre structure ou votre service ?

L’association ADOSEN (Action DOcumentation Santé pour l’Education Nationale), association nationale loi 1901, créée en 1962, a une antenne locale dans chaque département. Regroupant au départ les enseignants faisant la promotion du don du sang au sein de l’Education nationale (Association des Donneurs de Sang de l’EN), elle a peu à peu élargi ses centres d’intérêt pour mener aujourd’hui des actions ayant une triple vocation :

  • l’éducation à la santé et à la citoyenneté,
  • la promotion de la santé,
  • la prévention santé.

Rattachée depuis 2010 à la MGEN (Mutuelle Générale de l’Éducation Nationale) sous l’intitulé « ADOSEN Prévention Santé MGEN », elle intervient auprès des jeunes en milieu scolaire, sur des thématiques diverses : nutrition, éducation à la vie sexuelle et affective des adolescents,… Ces interventions sont destinées à instaurer le dialogue avec les élèves et contribuer ainsi à l’adoption de comportements favorables à leur santé.

Elle coordonne ses activités et réalisations avec l’action médico-sociale et de prévention de la MGEN pour mettre en œuvre également des programmes de prévention et d’éducation à la santé à destination des adultes :

  • des professionnels de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
  • des adhérents des mutuelles du groupe MGEN

Elle peut également mener des actions « tout public », en particulier avec des partenaires tels que la Mutualité française d’Alsace (Union régionale de la FNMF, Fédération Nationale de la Mutualité Française).

Pour mener à bien ses missions, elle dispose d’un site internet (http://www.adosen-sante.com) permettant d’accéder à un certain nombre d’informations théoriques et pratiques (outils, fiches pédagogiques) sur des thématiques de santé. Elle publie également une revue trimestrielle, « Action Santé », explorant un thème essentiel de santé publique.

Mais son rôle premier, elle l’exerce en tant qu’association éducative agréée, complémentaire de l’enseignement public, en apportant en fonction de ses moyens, son accompagnement méthodologique aux enseignants, infirmiers et médecins scolaires qui souhaitent promouvoir la santé des élèves de la maternelle à l’Université : création de documents de diffusion, diffusion d’informations via des mailings, mise en place d’actions devant les élèves (ex : aide à l’animation de forum santé comme l’atelier « malbouffe » au lycée d’Erstein, aide à l’organisation de conférences comme « un ado bien dans sa peau » avec le CESC inter-établissements d’Obernai…) selon la demande des professionnels de l’Education nationale.

Quels sont l’origine (contexte, histoire…) et l’objectif principal de votre projet ? 

L’action mise en place par la commission ADOSEN Prévention Santé Mgen 67 et présentée ici avait pour objectif principal de promouvoir le don d’organes auprès des élèves de la 3ème à la Terminale et de permettre à ces élèves de se positionner et de devenir un relais auprès de leur entourage, en particulier de leurs parents.

L’action était organisée en collaboration étroite avec l’ADOT67, qui organisait son Congrès national les 12 et 13 octobre 2013 à Strasbourg. Cet évènement a donc constitué à la fois le cadre et le prétexte de l’action, l’ADOT ayant souhaité proposer à ce congrès une manifestation à l’échelle des élèves, accueillie par des élèves et dont la réflexion serait menée elle-même par des élèves. Un forum a donc été organisé en avant-première de ce congrès, intitulé « Le don : s’informer, y réfléchir, se positionner ».

A quel problème de santé votre projet répond-il ? Sur quels déterminants de ce problème de santé votre projet va-t-il agir ? 

Entre 2000 et 2012, le nombre de personnes prélevées a augmenté de 56,5% et le nombre de greffes de 56,4% !

En 2012, sur 17627 malades inscrits en liste d’attente, seuls 5023 ont pu être greffés !

La majorité des donneurs (92,5% des greffes réalisées) sont des personnes qui décèdent à l’hôpital en état de mort encéphalique suite à un arrêt vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien : cela concerne moins de 1% des décès à l’hôpital !

Constat : la greffe, une technique médicale de mieux en mieux maîtrisée entraînant une augmentation des besoins en greffons, mais une pénurie provoquant une liste d’attente de plus en plus longue !

Problème : On constate aujourd’hui un taux élevé de refus de prélèvement d’organes par manque d’informations, notamment en ce qui concerne la mort encéphalique. D’où la nécessité de monter des actions permettant aux personnes de mener une réflexion à ce sujet avant la survenue d’un accident, afin de ne pas être prises au dépourvu et de prendre leur décision en toute conscience.

Plusieurs facteurs semblent agir sur cette problématique de l’insuffisance des dons d’organe :

Des tabous et des représentations du corps incompatibles avec le don d’organe

Que ce soit pour des raisons religieuses, éthiques ou intimes, de nombreuses personnes refusent l’idée de léguer leur corps ou celui de leurs proches à la science et souhaitent récupérer les corps de leurs défunts. L’action propose donc une réflexion sur les représentations liées au corps et à la mort.

Une difficulté naturelle à parler de la mort et à se positionner, en particulier pour les jeunes 

Il s’agit donc d’aborder le sujet sereinement, d’apporter des arguments, des chiffres, des informations claires et objectives, afin de donner la possibilité aux jeunes de dédramatiser avant d’y réfléchir. 

Une méconnaissance des techniques et procédures médicales, notamment en lien avec la mort encéphalique

L’action informe sur la rigueur des procédures médicales liées au don d’organe (diagnostic, équipes de contrôle etc.), mais également sur les structures pouvant jouer un rôle dans le processus : établissement français du sang, détermination du groupe tissulaire…

Une organisation centralisée du système de l’inscription au registre national

Le don d’organes repose en France sur le « consentement présumé » : chaque Français est considéré comme un donneur potentiel sauf s’il s’y est opposé de son vivant et s’est inscrit au registre des refus par internet. Il est donc primordial de faire connaître sa volonté à ses proches pour qu’ils puissent en témoigner. La carte du donneur ou le passeport de vie n’ont aucune valeur légale !

Décrivez-nous les activités que vous avez mises en place

L’action mise en place consistait à organiser un forum intitulé « Le don : s’informer, y réfléchir, se positionner », auquel étaient invités les élèves du Bas-Rhin de la 3ème à la Terminale (323 élèves) ainsi que leurs professeurs, leurs infirmières scolaires et leurs médecins.

  • Dès la rentrée scolaire, 6 saynètes ou jeux de rôles sur différentes thématiques identifiées ont été écrits et joués par des élèves de Seconde de l’option théâtre du Lycée Pontonnier, sous la mise en scène de leur professeure Mme Heyers, aidée par des bénévoles d’ADOSEN et de l’ADOT 67. Ces saynètes ont été jouées lors du forum et suivies de petites tables rondes animées par Mme Bach, professeure de philosophie de Jean Rostand et une dizaine de ses  élèves de Terminale chargés de faire réagir les autres élèves.  
  • Un Forum de discussion était organisé, avec la participation de plusieurs experts, pour répondre directement aux interrogations des élèves sur des questions d’ordre médical ou éthique en lien avec le don d’organes. Il s’agissait d’un débat interactif impliquant, outre les élèves, le professeur Philippe Wolf, chirurgien en transplantation d’organes, le père Denis Ledogar, aumônier de l’Hôpital de Hautepierre et Mme Lwoff du Service de Bioéthique du Conseil de l’Europe. Les élèves avaient préparé leurs questions avec leurs professeurs. Celles-ci portaient sur les thématiques suivantes : la loi de Bioéthique, les circonstances du don d’organes, la position des religions…  
  • Des cartes de donneur ont été mises à disposition des élèves, dont la valeur purement symbolique doit permettre de rappeler à l’élève la réflexion menée.

Le cas échéant, quels résultats avez-vous déjà obtenus ? 

Conformément aux attentes, le forum, qui s’est tenu le vendredi 11 octobre, en avant-première du congrès national de l’ADOT-67, a réuni 375 élèves de la troisième à la terminale des établissements strasbourgeois avec leurs professeurs, soient 400 participants. Un mur d’expression a été réalisé à cette occasion.

Quels partenariats avez-vous mis en place pour l’élaboration, la mise en œuvre ou l’évaluation de ce projet ?

Les partenaires de cette action étaient :

  • L’ADOT 67 (Association pour le Don d’Organes et de Tissus).
  • L’Education Nationale par les enseignants et les classes qui ont participé.

En quoi ce projet s’inscrit-il dans le cadre de la promotion de la santé ?

Organisé à destination des élèves de la 3ème à la Terminale, ce forum a suscité une large participation des élèves eux-mêmes à travers différentes activités : accueil du public, distribution de boisson, écriture et animation de scènes de théâtres, interactivité lors des débats, constitution d’un mur d’expression…

Si l’action a apporté des connaissances et de l’information sur les thématiques abordées, elle a surtout cherché à susciter la réflexion et le questionnement des élèves en privilégiant la participation et l’interactivité des méthodes d’animation (théâtre, questions-réponses…). Par ce biais, elle a sans doute contribué à renforcer les ressources et les aptitudes des élèves, leur capacité à se positionner sur une question complexe et difficile, et par conséquent leur capacité à agir sur leur propre santé. 

CONTACT

Siège et administration nationale de l’adosen:
3  Square Max Hymans
76748 PARIS CEDEX 15
Téléphone : 01 40 47 27 86
E-mail : adosen@nullmgen.fr

Adresse locale :
MGEN du Bas-Rhin
Commission Adosen PréventIon Santé MGEN
Rue Henri Bergson
67096 Strasbourg Cedex
Téléphone : 06 71 09 79 00
E-mail : irehm@nullmgen.fr

Prévention des risques sexuels et sanguins auprès des personnes placées sous main de justice

SIS-animation small
Entretien réalisé par Aline Audin, chargée de projets à l’Ireps Alsace, avec Armand Berthomé, délégué régional de SIS Animation (Santé Info Solidarité).

Pouvez-vous nous présenter rapidement votre structure ou votre service ?

L’association Sida Info Service (SIS) a été créée en 1990 pour travailler sur les dispositifs de PADS (Prévention et Aide à Distance en Santé-Social), d’abord sur le VIH puis rapidement également sur les hépatites virales et les IST (Infection Sexuellement Transmises), ainsi que les champs connexes de la santé sexuelle et de la lutte contre les discriminations des personnes séropositives.

L’association est en constante évolution dans ses missions déléguées par le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, au travers de l’INPES. En 2012 elle est devenue une UES (Unité Économique et Sociale) dans le cadre de l’économie sociale et solidaire et s’appelle désormais SIS Association (Santé Info Solidarité), gardant le même acronyme SIS.

Depuis 2013, plusieurs services de SIS Association ont été certifiés Norme AFNOR-AFAQ ISO 9001-2008.

D’autres services sont actuellement dans la démarche qualité vers la certification.

L’UES regroupe aujourd’hui 5 branches :

  • SIS Association, qui regroupe Sida Info Service, Hépatites Info Service, Sida Info Droit, Vih Info Soignants, Droit Des Malades Info, Ligne Azur (ligne d’écoute sur les questions d’identité de genres) …
  • SIS Réseau, qui coordonne le fonctionnement administratif et transverse des dispositifs (RH, comptabilité, informatique, services qualité, etc…),
  • SIS Animation, qui coordonne les actions sur le terrain en régions, menées dans le cadre des délégations régionales comme Strasbourg,
  • SIS-Le 190 (Centre de Santé Sexuelle de Paris),
  • SIS ICF (Ingénierie Conseil formation), pôle de formation dans le domaine médicosocial.

Depuis longtemps, SIS travaille en collaboration étroite avec l’Association Régionale SOS Hépatites Alsace (AR SOSHA), créée en 2006. Les AR réparties sur le territoire et l’outre-mer sont parmi les premières orientations régionales dans le cadre des dispositifs d’écoute de SIS Association lorsque les personnes concernées par les hépatites virales souhaitent pouvoir rencontrer une association de patients. SOS Hépatite Alsace gère principalement deux volets d’activités : un volet d’information et de prévention (actuellement en fort développement) et des permanences d’accueil, d’écoute et de soutien sur un local d’accueil physique à Strasbourg, tant pour les patients et leur entourage, les étudiants, les professionnels du médicosocial et le grand public, que dans des permanences hospitalières sur Colmar, Mulhouse et Strasbourg et des permanences en ETP (Éducation Thérapeutique du Patient) au NHC de Strasbourg.

Depuis plusieurs années, une collaboration étroite et structurelle s’est donc mise en place entre les deux associations : en 2006, l’épidémiologie du sida en Alsace est préoccupante (3ème région la plus touchée de France en incidence), tandis que la prévalence de l’Hépatite B est 2 fois supérieure à la moyenne nationale dans l’Est de la France. 

En Alsace, les deux associations comptent chacune 1 salarié et 20 bénévoles en tout.

Quels sont l’origine (contexte, histoire…) et l’objectif principal de votre projet ?

L’action présentée ici a pour objectif principal d’informer la population placée sous main de justice à la Maison d’Arrêt de l’Elsau sur les risques de transmission et de tenter de réduire l’incidence et la prévalence des 3 virus (VIH-Sida, Hépatite B et Hépatite C) au sein de cette population. Son objectif secondaire est d’inciter massivement cette population au dépistage et à la vaccination contre l’hépatite B, afin d’anticiper son retour en milieu ouvert et de réduire ainsi sa vulnérabilité. Cette population est davantage concernée par ces 3 virus du fait d’une prise de risques multifactoriels.

L’action a été initiée en 2010, pour un démarrage au cours de l’année 2011. Elle a été conçue en partenariat avec deux services de la maison d’Arrêt de l’Elsau : le SMPR (Service Médico-Psychologique Régional), quartier pénitentiaire réservé aux personnes atteintes de pathologies mentales, et le CSAPA (Centre De Soins, D’accompagnement Et De Prévention En Addictologie) qui, en Alsace, constitue une unité fonctionnelle du SMPR. L’impulsion a été amenée par le dynamisme de la médecin psychiatre du SMPR, le Dr Marielle Riutort.

Ces différents partenaires ont effectué ensemble un travail de recherche permettant de poser les bases d’une meilleure connaissance de la situation des personnes vivant en milieu carcéral vis-à-vis des 3 virus concernés : analyse des données de l’ORS (Observatoire régionale de la santé d’Alsace), des principaux plans nationaux sur ces sujets (VIH sida, Hépatites Virales, Personnes Placées Sous Main De Justice) et de deux enquêtes nationales effectuées en milieu carcéral (Prévacar et Pr2de).

Ce travail de recherche a permis d’identifier les besoins prioritaires des personnes vivant en milieu fermé. Il a été complété par l’appui non négligeable d’une personne ressource : Hélène Pélissier, référente nationale de SIS Association pour le milieu carcéral et membre du groupe « milieu carcéral » de Sidaction.

A quel problème de santé votre projet répond-il ? Sur quels déterminants de ce problème de santé votre projet va-t-il agir ?  

Les principaux problèmes de santé auxquels l’action tente d’apporter une réponse sont la prévalence et l’incidence élevée des 3 virus au sein des populations vivant en détention ou ayant fait un ou plusieurs séjours en milieu fermé.

Les déterminants de ces problèmes de santé sont les suivants :

Des comportements individuels contribuant à une forte transmission des 3 virus au sein des établissements…

Tatouages, piercings, partage de petit matériel d’hygiène (rasoirs, pinces à épiler, brosses à dent, ciseaux…), pratiques sexuelles à risque, partage de matériels lors de consommation de substances psycho-actives…

… associés à une méconnaissance des risques liés à ces comportements, surtout pour les hépatites virales B et C

Des conditions matérielles de détention et de vie augmentant les facteurs de risque

La promiscuité et la surpopulation observées dans les établissements pénitentiaires entraînent une fréquence élevée des incidents violents ou des partages de matériels pouvant donner lieu à des échanges de sang et à des situations comportant des risques de transmissions.

En outre, la maison d’arrêt compte de nombreux « auxiliaires », c’est-à-dire des personnes incarcérées ayant obtenu le droit de travailler au sein de l’établissement : cuisine, ateliers, ménage… Or on relève à ces postes des blessures ou égratignures qui augmentent les facteurs de risque de transmission, notamment lorsque ces facteurs sont combinés avec ceux précédemment nommés.

Une proportion élevée de personnes issues d’un environnement défavorable avant leur entrée en établissement

Statistiquement, la population concernée témoigne d’une forte proportion de personnes infectées par l’un des 3 virus : personnes usagères de substances psycho-actives, personnes issues de milieux défavorisés souvent plus éloignés des dispositifs de  prévention et de soins, mais aussi personnes ayant connu des parcours de vie difficiles ou de graves difficultés financières les ayant empêchées de se soigner correctement etc.

Un déterminant favorable : la présence de l’Unité Sanitaire de niveau 1 (ex-UCSA) au sein de l’établissement

Il s’agit du centre de soins interne à la Maison d’Arrêt. Les soins y sont gratuits et beaucoup de personnes en bénéficient lors de leur incarcération pour prendre soin d’elles-mêmes et y effectuer des soins dentaires, des dépistages, des vaccins, y démarrer un traitement de substitution, y soigner une hépatite, un diabète etc. On observe dans ces UCSA une meilleure observance des traitements que dans la population générale… 

La présence de l’UCSA est un élément déterminant dans la réussite de cette action, dans la mesure où elle propose un relais efficace aux recommandations formulées dans le cadre des activités (dépistage, vaccination, soins…).

Décrivez-nous les activités que vous allez mettre / avez mises en place

Les partenaires se sont partagés les rôles de la manière suivante : tandis que Sida Info Service et SOS Hépatites Alsace s’occupaient principalement de la conception du projet et du matériel pédagogique (méthodologie, objectifs, outils, formation, évaluation…), le SMPR et le CSAPA se chargeaient de la sensibilisation des services et professionnels des établissements concernés, en particulier le service des surveillants, dont l’implication et la coopération étaient particulièrement sensibles pour la réussite de l’action, mais également de la diffusion de l’information et de l’inscription des personnes détenues dans tous les quartiers concernés : femmes, hommes et mineurs.

Après près d’un an de préparation, d’analyse des besoins, d’attente des autorisations administratives, de recherche de financements, les activités ont pu démarrer en 2011.

  • Etape 1 : Préparation des activités : formation des bénévoles et création de l’outil de formation à destination des publics

Avant le démarrage effectif en 2011, SIS et SOS Hépatites Alsace ont organisé trois réunions de formation réservées aux bénévoles souhaitant intervenir dans cette action. En effet, lors de chaque intervention auprès des détenus, au moins un bénévole, parfois deux, accompagnent les 2 salariés de SIS et SOS Hépatites Alsace (Armand Berthomé et Lisa Dietrich), à qui s’ajoutent une personne du SMRP ou du CSAPA, et enfin un surveillant.

En 2010, les deux partenaires ont également mis au point leur outil de formation, prenant soin d’adapter systématiquement les questions posées, afin de le rendre accessible au plus grand nombre de détenus participant au projet. Validé par l’ARS, cet outil intitulé « Hepato Quizz » et « Sida Quizz » a d’abord été testé en milieu scolaire avant de subir une première refonte début 2011.

  • Etape 2 : Formation des professionnels concernés

Cette séquence est largement ouverte à toutes les personnes susceptibles d’intervenir en milieu fermé auprès des publics cibles : directeurs d’établissements, professionnels du SMPR et du CSAPA, intervenants de l’éducation nationale, surveillants, services du SPIP, visiteurs de prison etc.

La motivation et l’implication des surveillants étant essentielles dans la réussite du projet (en particulier pour s’assurer de la présence des détenus aux formations), cette séquence reçoit un soutien important à la fois du directeur de l’établissement pénitentiaire, du responsable de la formation continue des surveillants, ainsi que du médecin psychiatre du SMPR, le Dr Riutort.

Il s’agit d’une formation / sensibilisation de niveau 1, organisée sur plusieurs séances de 2 heures par groupe.

  • Etape 3 : Formation / sensibilisation des détenus

La sensibilisation s’effectue au sein des trois quartiers de la maison d’arrêt : ceux des hommes, des femmes et des mineurs. Tandis que les hommes et les femmes adultes participent uniquement sur la base d’une inscription volontaire et confidentielle, la participation des mineurs est obligatoire, voulue par la direction de l’administration pénitentiaire. 

Les adultes sont informés par des affiches et des tracts d’inscription des dates des séances les concernant. Ces dates sont elles-mêmes fixées très en amont avec le SMPR et le CSAPA afin d’obtenir les autorisations administratives nécessaires et de répondre à un certain nombre de critères favorisant la participation potentielle de tous (ne pas empiéter sur les horaires de visite, les horaires de promenade, les horaires de cultes, la scolarisation, les activités diverses…).

Les groupes sont volontairement de taille restreinte, ce qui favorise les échanges et la participation : 8 à 12 détenus à la fois. Ils se réunissent pour des séances de 1h30, au cours desquelles les Quizz mentionnés ci-dessus (Hepato Quizz et Sida Quizz) servent de base de discussion. Les intervenants fournissent alors des éléments concrets de repères, répondent aux questions et donnent des informations permettant aux personnes de prendre en main leur santé en connaissant les moyens à leur disposition : centre de soin (UCSA), vaccins et traitements, facteurs de risque et facteurs de protection, structures, associations existantes en Alsace etc.

L’objectif de l’intervention est d’informer les personnes mais aussi de répondre à leurs préoccupations concrètes afin qu’elles puissent à la fois utiliser leur temps de détention pour prendre des mesure de protection ou de soin et préparer leur réintégration dans la vie sociale après leur sortie.

On constate en effet que l’une des préoccupations récurrentes de ces détenus vis-à-vis des sujets évoqués concerne leur possibilité de concevoir des projets d’avenir, en particulier celui de fonder une famille, d’avoir des enfants, de trouver un logement, un travail… Pour beaucoup, ces projets apparaissent essentiels dans leur processus de réinsertion.

Le cas échéant, quels résultats avez-vous déjà obtenus ?

Après 2 ans de mise en œuvre, plusieurs résultats positifs peuvent être mentionnés : d’une part, les demandes d’inscriptions dépassent pour certains groupes les possibilités offertes aux détenus, d’autre part les détenus ayant suivi une séance de formation demandent parfois une deuxième séance, ce qui confirme que ces séances répondent à un besoin réel.

En outre, l’analyse des questions posées par les participants et des « erreurs » récurrentes repérées dans leurs représentations permet de réorienter chaque année les séances de façon à bien informer les détenus et à corriger en 1h30 un maximum d’idées reçues sur les maladies évoquées (modes de transmission, traitements existants…).

Depuis 2011, ces interventions ont concerné entre 50 et 80 détenus par an.

Quels partenariats avez-vous mis en place pour l’élaboration, la mise en œuvre ou l’évaluation de ce projet ?

Les principaux partenaires opérationnels de ce projet sont Sida Info Service, SOS Hépatites Alsace et les services de la Maison d’arrêt de l’Elsau : SMPR et CSAPA.

Le principal financeur de ce projet est l’Agence Régionale de Santé d’Alsace. Sidaction soutient le projet et fournit également une contribution financière.

En quoi ce projet s’inscrit-il dans le cadre de la promotion de la santé ?

A travers ses activités, ce projet permet à ses bénéficiaires de devenir acteurs de leur santé, de reprendre du pouvoir sur leur vie en connaissant les moyens à leur disposition pour se dépister, se protéger et se soigner, mais aussi pour protéger leur famille et concevoir des projets d’avenir, répondant ainsi à une préoccupation récurrente et essentielle pour les détenus dans leur processus de réintégration et de retour à la vie sociale.  

Au-delà de l’outil créé pour lancer les échanges et poser les bases d’une information claire et structurée, les interventions s’adaptent aux préoccupations et aux questions des détenus, qui varient selon la nature des groupes constitués. Ainsi, dans une perspective de santé globale du détenu, les intervenants n’hésitent pas à répondre à des questions pouvant sortir du champ des 3 virus pour entrer dans le champ plus large de l’éducation sexuelle et affective : contraception, toxicomanie, anatomie, etc. Cette adaptation est rendue possible par l’adoption d’une méthode d’animation à la fois souple, flexible et participative. 

L’intervention prend largement en compte l’environnement immédiat des détenus et les déterminants de leurs santé, tant dans l’organisation logistique (horaires, implication et formation du service des surveillants…), dans le contenu (connaissance des facteurs de risque dans un contexte de détention, connaissance du fonctionnement de l’établissement…) que dans le déroulement des séances, qui impliquent systématiquement les services sanitaires existants au sein de la maison d’arrêt : CSAPA, SMPR, UCSA…

Ce dernier point représente un véritable décloisonnement entre les activités de prévention organisées dans l’établissement et les possibilités de soin (y compris de dépistage et de vaccination) proposées aux détenus. Ainsi, les informations fournies ne sont jamais déconnectées des conditions de vie réelles des détenus, qui peuvent entamer directement les démarches de santé qui leur sont accessibles.

Contact :

SIDA INFO SERVICE, 10 rue de la 1ère Armée, 67000 Strasbourg
www.sis.asso.fr
www.sida-info-service.org

Pour une meilleure qualité de l’air à l’école

ASPA LOGO SEULEntretien réalisé par Aline Audin, chargée de projets à l’Ireps Alsace, avec Nathalie Leclerc, Ingénieur Etudes à l’ASPA, sur une action de promotion de la santé.

Pouvez-vous nous présenter rapidement votre structure ou votre service ?

Créée en 1978, l’ASPA – Association pour la  surveillance et l’étude de la pollution atmosphérique en Alsace – est pour la Région l’association agréée par le Ministère de l’Environnement pour assurer plusieurs missions :

  • Evaluer la qualité de l’air en Alsace par mesure et modélisation.
  • Orienter les politiques publiques (production de données chiffrées, prévisions, participation au Plan de protection atmosphérique, au plan régional santé-environnement, …)
  • Informer et sensibiliser le public
  • Améliorer les connaissances sur des sujets émergents comme les pesticides

Orientée au départ sur la pollution de l’air extérieur, l’Aspa s’est intéressée dans les années 2000 à la pollution de l’air intérieur suite aux premières études établissant des liens entre la qualité de l’air dans les logements ou les salles de classe et la santé des personnes. Cela s’est fait en particulier via les travaux menés par le service de Pneumologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg  (HUS) sur l’influence de l’environnement sur la prévalence des maladies respiratoires et allergiques (ex : étude ISAAC sur l’asthme des élèves en lien avec la qualité de l’air dans les écoles).

S’agissant de sa mission d’information et de sensibilisation du public, l’objectif de l’Aspa est de rendre la population plus avertie afin de lui permettre d’adopter des comportements plus favorables à sa santé et à la réduction de la pollution. Cet objectif se traduit par des activités de sensibilisation ou de conseil et par des actions sur des thématiques ciblées (panneaux d’expositions, journées portes ouvertes, diffusion quotidienne dans les media de messages sanitaires en lien avec les pics de pollution…).

Quels sont l’origine (contexte, histoire…) et l’objectif principal de votre projet ?

L’action présentée dans cet article s’inscrit dans le cadre du SRP (Schéma régional de prévention) 2012. Rassemblant de nombreux partenaires (HUS, MFA, AP3A, APPA,…), elle a comme objectif global de sensibiliser la population sur la question de la qualité de l’air intérieur, concentrant ses efforts sur différents publics cibles préalablement identifiés et répartis entre ces différents partenaires. Cette action fait également écho à une thématique du Plan Régional Santé Environnement visant à améliorer la qualité de l’air intérieur via une meilleure information et sensibilisation.

L’Aspa a axé son champs d’intervention sur la qualité de l’air dans les salles de classes, avec comme objectif d’informer sur la nécessité d’assurer un renouvellement de l’air adapté en milieu scolaire.

Dans le cadre de la surveillance réglementaire de certains établissements recevant du public, les écoles et crèches devront faire l’objet de mesure de la qualité de l’air dans leurs locaux (au 1er janvier 2015 pour les écoles maternelles et crèches). Parmi les trois indicateurs suivis (formaldéhyde, benzène, CO2), les mesures des taux de CO2 permettront d’estimer un indice de confinement basé sur une valeur allant de 0 à 5 (4 et 5 étant des situations de confinement élevé à très élevé). Cette action doit permettre aux établissements concernés d’adapter dès aujourd’hui leurs comportements ou leurs locaux afin de garantir un renouvellement d’air adapté.

A quel problème de santé votre projet répond-il ? Sur quels déterminants de ce problème de santé votre projet va-t-il agir ?  

La mauvaise qualité de l’air intérieur à l’école provoque ou accentue de nombreux problèmes de santé, tels que les allergies et l’asthme, considérés aujourd’hui comme l’une des principales causes d’absentéisme des enfants. Une étude récente (Isaac II) publiée en décembre 2012 a confirmé l’existence de liens possibles entre l’augmentation des maladies respiratoires ou allergiques chez les enfants et la pollution des salles de classe.

En outre, d’autres études ont montré que des difficultés de concentration pouvaient aussi provenir d’un air trop confiné et qu’un renforcement de la ventilation dans les salles était à contrario bénéfique en termes de performances des enfants (Wargocki and Wyon, 2007 ; Myhrvold , Olsen and Lauridsen, 1996).

Enfin, l’insuffisance d’aération peut également avoir d’autres effets négatifs sur la santé : transmission des microbes, humidité, mauvaises odeurs, sensation d’inconfort général…

Prenant acte de ces problèmes de santé et de leur principal déterminant, à savoir la mauvaise qualité de l’air intérieur, l’action présentée ici agit sur plusieurs facteurs pouvant avoir une influence sur celle-ci :

Le rôle des gestionnaires de locaux

Les gestionnaires des locaux et des salles de classe ont un rôle clé à jouer dans la maintenance du bâtiment (matériaux mis en œuvre, entretien des systèmes mécaniques de ventilation, fenêtres opérationnelles….), le renouvellement des équipements (mobilier), les produits d’entretien et leur application (types de produits et pratiques d’aération associées).  Une information est nécessaire pour leur permettre de connaître dans un premier temps et d’intégrer les préconisations sanitaires en termes de choix de produits ou de pratiques.

Le comportement des usagers des locaux (enseignants, enfants) et les freins identifiés à l’aération des salles de classe

Afin d’informer et de sensibiliser les usagers des locaux sur la nécessité du renouvellement de l’air intérieur, l’action s’interroge en premier lieu sur les motivations, mais surtout sur les freins de ces usagers à l’aération et à la ventilation des salles de classes.

Une étude menée pour l’OQAI (Observatoire de la qualité de l’air intérieur) par SEPIA Santé sur le comportement face à l’ouverture des fenêtres dans les écoles et crèches françaises (Guillam et al, 2011) a souligné que ces freins sont de différents ordres :

  • Crainte de l’inconfort thermique (courant d’air) et températures trop faibles ressenties
  • Souci d’économie d’énergie
  • Qualité de l’air perçue comme bonne et besoin d’aérer non ressenti
  • Inconfort acoustique (proximité d’axes à fort trafic notamment)
  • Crainte pour la sécurité des enfants, en particulier si la fenêtre est accessible et si elle n’est pas équipée d’un système d’oscillo-battant,
  • Crainte des courants d’air pour la santé des enfants dans les crèches

Quelle que soit la nature du frein identifié, l’action tente de le résoudre soit par l’information directe des usagers, soit par ses démarches auprès des gestionnaires et directeurs d’établissements.

Décrivez-nous les activités que vous avez mises en place

Pour l’information des usagers, enseignants et direction des écoles sur ces questions, l’action travaille en lien étroit avec les « conseillers hygiène, sécurité et environnement » du Rectorat. L’idée étant d’informer dans un premier temps les représentants du Rectorat et des Inspections Académiques de la nécessité de diffuser le message puis de travailler à la transmission de l’information (modalités et supports associés), notamment auprès des enseignants.

L’action a comporté trois sessions de sensibilisation dans le cadre des CHSCT (Comités d’hygiène et de sécurité au travail) du Rectorat  à travers toute l’Alsace: CHST du Haut-Rhin, CHSCT du Bas-Rhin et enfin CHSCT régional.

Une réunion a été organisée avec les inspecteurs de l’éducation nationale du Haut-Rhin et du Bas-Rhin afin qu’ils puissent devenir des relais de l’action auprès des directeurs d’établissements et de leurs enseignants. Cette réunion a débouché sur une réflexion commune concernant les moyens à déployer pour informer correctement ces acteurs.

S’agissant du support d’information, la volonté initiale était de reprendre le protocole d’aération rédigé par la Ville de Strasbourg en 2006 en partenariat avec le Rectorat (suite à une campagne de mesure de la qualité de l’air dans les écoles et crèches dans les différentes écoles et crèches de la ville) et de l’adapter pour une utilisation régionale. En parallèle, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a lancé également des travaux pour l’élaboration d’un guide sur l’aération.  Afin de ne pas démultiplier les brochures, le retour d’expérience de Strasbourg a été intégré aux travaux au niveau national et le choix a été retenu de s’appuyer sur ce guide de l’OQAI pour diffuser l’information au niveau alsacien.

Une diffusion de ce guide sera réalisée auprès des gestionnaires et complétera ainsi la réunion organisée en juillet 2013 pour informer les maires des communes d’Alsace sur la future réglementation, les mesures de précaution, …et les futurs rendez-vous à venir.

L’action se poursuivra sur l’année 2013-2014 afin de permettre une appropriation de ces éléments et une évaluation de l’action via une enquête.

Quels partenariats avez-vous mis en place pour l’élaboration, la mise en œuvre ou l’évaluation de ce projet ?

L’action est financée par l’ARS dans le cadre de son appel à projets 2012.

Dès son commencement, l’action a en outre  impliqué:

  • Les représentants de Inspections académiques 67-68, le Rectorat (notamment via les conseillers Hygiène, sécurité et environnement du Rectorat) ;
  • La ville de Strasbourg, qui a accepté le principe de mutualisation de son outil ;
  • Les autres communes ou communautés d’agglomération : Schiltigheim, Bischheim, Fegersheim, Mulhouse Alsace Agglomération et la Ville et Communauté Urbaine de Strasbourg, largement sensibilisées sur la thématique, qui ont accepté de nous transmettre leur avis sur le guide de l’OQAI.

L’action sera le relais du futur Protocole d’aération actuellement mis en place par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur à destination des écoles ne possédant pas de système mécanique (soit 85 % des écoles en Alsace…).

En quoi ce projet s’inscrit-il dans le cadre de la promotion de la santé ?

 L’action agit directement sur les ressources personnelles des acteurs concernés : enseignants, élèves ou gestionnaires à travers un important dispositif d’information sur les droits, procédures, statistiques, liens entre environnement et santé…

L’action a pris en compte dans ses activités les déterminants multiples de la qualité de l’air intérieur dans les écoles : connaissances, représentations et comportements des usagers, mais aussi et surtout environnement physique et matériel, définition des politiques publiques en matière de construction et de rénovation des locaux (cf. information des gestionnaires sur le choix de matériaux les plus adaptés ou les moins émissifs, prise en compte de paramètres liés à la « qualité sanitaire de l’air »).

L’action suscite enfin la création de ponts entre différentes disciplines présentes dans les établissements, ou du moins à la disposition des parents ou des enseignants : ainsi, les médecins scolaires sont encouragés à faire connaître à ces derniers l’existence d’un « conseiller médical en environnement intérieur » pouvant formuler des conseils et recommandations en cas d’allergie, d’asthme ou autres maladies respiratoires constatées chez l’enfant.

Contact :

ASPA
5 rue de Madrid
67300 SCHILTIGHEIM