Mémoire « améliorer la santé des patients présentant un handicap psychique en s’appuyant sur la relation homme-animal »

« Après bien des questions et des incertitudes, le projet de réhabilitation psychosociale centré sur la relation homme-animal prend doucement tournure. L’approche méthodologique de la formation-action m’y a bien aidée. Bien que la dynamique de l’hôpital soit à ce jour complètement centrée sur la réorganisation du site de Brumath et de Cronenbourg, l’analyse de la situation et notamment celle de la demande est porteuse d’espoir, tant elle est positive. Les différentes interventions faites auprès des secteurs ont enjoint les personnels, antérieurement réticents, ou simplement occupés ailleurs, à approcher la question de la médiation et plus généralement l’intérêt et l’impact de la relation entre les patients et les animaux. Des questionnaires centrés sur l’activité de médiation par l’animal, également réalisés lors de l’analyse de la situation pour la réhabilitation, montrent l’impact positif des séances avec des résultats très significatifs (annexe 5 et 6). Les groupes installés poursuivent leur démarche, les nouvelles demandes se multiplient et les résultats restent positifs …. Le bouche à oreille fait le reste, comme partout.

Le service de réhabilitation du T2, à la recherche de solutions depuis bien longtemps, a souhaité débuter une activité de réhabilitation  » empirique  » autour du soin et de l’hygiène des animaux. Seuls deux petits groupes de trois patients volontaires y sont inscrits compte tenu de la configuration actuelle de l’association, mais déjà des résultats intéressants en émergent. Pour la plupart, les bénéficiaires découvrent les activités proposées comme les animaux et questionnent avec intérêt. Tous sont concentrés le temps de l’activité, demandeurs et efficaces dans leur  » travail « . Accompagnés par une soignante jusqu’au site initialement, il est prévu qu’ils viennent prochainement par leur propres moyens, à pied ou en train, pour un rendez-vous à une heure fixée. La soignante présente a constaté qu’une collaboration s’est rapidement mise en place entre les patients: les plus hardis proposant leur aide aux personnes en difficulté. Elle a découvert à certains des capacités bien cachées, qu’en aucun cas elle n’aurait pu imaginer ; remarquer une douceur envers les animaux par peur de leur faire mal, et beaucoup de plaisir à s’en occuper, les caresser. Enfin, d’après elle, tous les bénéficiaires retirent beaucoup de fierté à réaliser le même travail que nos soignants bénévoles. Bien évidemment, cette expérience n’a rien de représentatif statistiquement. Elle a juste pour intérêt d’ouvrir à un  » possible « .

Ces différentes expériences m’ont convaincue mois après mois de l’intérêt du lien entre l’homme et l’animal, qu’il me semble important de développer un peu maintenant puisqu’il est au cœur du projet. »

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