Le traumatisme psychique du point de vue de l’enfant

Journée de Parole sans frontière du Samedi 12 mai 2012

Face à l’éruption d’un réel potentiellement traumatisant, l’enfant ne dispose pas des mêmes moyens de défense et d’élaboration que l’adulte. Ces moyens varient en outre en fonction de son âge et des capacités de symbolisation propre à celui-ci.

Les conséquences cliniques, voire les séquelles à plus long terme, varient également en fonction de la manière dont le traumatisme a pu ou non être élaboré. Le traumatisme psychique est en effet une élaboration consécutive à la survenue d’un « événement », ou, pour mieux dire, de l’irruption d’un « réel » difficile à assimiler et dont la nature peut être très variable. La psychanalyse met en évidence que n’importe quel événement, même anodin, peut s’avérer traumatisant pour peu qu’il fasse écho à un traumatisme primitif de l’enfance non résolu. Cependant, les violences extrêmes ou collectives, les entreprises de déshumanisation ont à l’évidence la plupart du temps valeur de réel inassimilable et elles échouent à faire écho avec quoi que ce soit de l’histoire sexuelle du sujet.

Qu’en est-il chez l’enfant dont la sexualité est en construction ? Quelles capacités de refoulement, de clivage, de déni, sont à sa disposition ? La résilience, régulièrement invoquée depuis quelques années dans ce domaine, est-elle autre chose qu’une mise à l’écart réussie du traumatisme donnant toute l’apparence de la normalité et de la performance ? Si c’est le cas, comment va se manifester plus tard, chez l’adulte, le retour de cette part exclue du sujet ?

Lors de cette journée, un point  comment différents auteurs ont pu aborder la question des conséquences chez l’enfant de la violence, et quels enseignements nous pouvons en tirer dans notre pratique auprès des demandeurs d’asile et des victimes de répression et de tortures.

Nous verrons au cours de cette journée, il sera évoqué comment différents auteurs ont pu aborder la question des conséquences chez l’enfant de la violence, et quels enseignements en tirer dans la pratique auprès des demandeurs d’asile et des victimes de répression et de tortures.

Cette journée aura lieu le samedi 12 mai 2012, au Ciarus, 7 rue Finkmatt à Strasbourg

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